Tabac, tabagisme :

parler en famille

au fumeur adulte

 

Motifs de l’adulte pour se libérer.
Quelle aide familiale ou professionnelle ?

Révision : 20.07.2010    Translate

 

Six points essentiels :

• Le laisser exprimer les avantages de son habitude, avant d’envisager ceux d’y renoncer.
• Evaluer ses chances de réussir.
• Se concerter et s'entraider autour de lui.
• La modération ne reviendra jamais, le plaisir perdu non plus.
• La double dépendance, au tabac et à l’alcool, peut se soigner simultanément.
• Faire face au risque de dépression.

 
 
 

• Tabac, cesser : motiver

Il est plus facile de motiver un adulte qu’un adolescent : 60% des adultes qui fument au moins vingt cigarettes par jour songent à se libérer. Mon ami le Pr. Gilbert Lagrue a l'habitude de commencer par demander aux gros fumeurs : « La cigarette est-elle pour vous une drogue ? » La réponse est toujours : « Oui, bien sûr ! »

Le laisser exprimer les avantages qu'il trouvait jusqu'à présent à continuer, en se confirmant aux règles de l'entretien motivationnel (Guichenez) :
- "Ma détente, mon remède quand je suis anxieux" ?
- "Je me sens bien!"… "C'est mon plaisir" ?
- "Je vais prendre d'affreux kilos" ?
- "Ce serait un effort épouvantable, pour échouer une fois de plus" ?

S’appuyer sur les avantages à arrêter qui lui seraient particuliers :
- sa santé en premier lieu, notamment le souffle, la toux, les remontées acides qui brûlent dans l'oesophage ;
- la présence au domicile d’enfants (qui risquent d'en devenir asthmatiques ou qui risquent une intoxication grave pour avoir mangé un mégot)) ; ou d’un autre fumeur motivé pour se libérer de cet esclavage ;
- la prise de pilule contraceptive ;
- un projet de grossesse. Les fumeuses qui désirent une grossesse ont un risque triplé de grossesse extra-utérine (qui fait perdre une trompe) et de stérilité. En cas de grossesse, la croissance du foetus est insuffisante (OFT). La fécondité de l'homme, elle aussi, est altérée par le tabac (Sepaniak).
- Pour le bébé et l'enfant, les risques sont lourds : risques accrus de morts subite, asthme, bronchites, otites, absentéisme scolaire, hospitalisations ;
- Sous quelle forme utilise-t-il le tabac ? Les "filtres" ne servent à rien. Le cigare et la pipe amènent une masse de goudrons et de nicotine. La pipe à eau oblige à inhaler la fumée dans les poumons , ce qui augmente le danger.

Mettre en avant les aspects positifs du changement :
- la libération ;
- le souffle, l'aptitude aux sports de santé ;
- le parfum d'une fleur, la saveur d'une tomate bientôt retrouvés ;
- la beauté : ne plus avoir une peau épaisse et terne pour laquelle on se ruine en cosmétiques, des dents jaunes; des cheveux cassants, une voix éraillée, une haleine désagréable ;
- l’anxiété envolée ainsi que les rhinopharyngites et bronchites à répétition ;
- l’économie pécuniaire, qui va bien au-delà des achats de tabac, sachant qu’un fumeur américain revient à $ 3 000, soit près de 2 000 € par an : aux caisses et organismes publics autant qu’à son porte-monnaie et à ses contrats d’assurance ;
- la fierté de la réussite et d'une amélioration de son image ;
- s’il s’arrête, les risques de maladies graves vont s’estomper en peu d’années. Le fumeur qui s’arrête à 35 ans gagne déjà au moins 8 ans d’espérance de vie. Autant dire qu’on fait encore mieux en s’arrêtant plus tôt.
Deux millions de fumeurs sont opérés chaque année, avec des risques très accrus d’infections broncho-pulmonaires et de crises cardiaques.
En cas d’opération programmée, l’anesthésiste recommande de cesser complètement de fumer 6 à 8 semaines avant l’opération (OFT).

Ensuite, examiner quelles informations et désinformations le sujet a retenues au sujet des risques du tabagisme,
exposés dans la Page Tabagisme : parler à l'enfant de 11 ans. Faire allusion aux difficultés sexuelles qui attendent les fumeurs.

Répondre à ses arguments pour continuer.
S’il vous dit qu’une cigarette n’a jamais fait de mal à personne, lui répondre que ça dépend après combien d’autres.
S'il vous dit que fumer le stimule et apaise son anxiété, lui suggérer que ce n'est rien d'autre qu'un état de manque, qui cessera après le sevrage aidé ou non par substitution de nicotine. Il vous dit : « Je me sens bien ! » alors qu'il se sent moins mal, ce qui est bien différent.
S'il redoute de grossir (de 3 kg pour un homme ou de 4 kg pour une femme), de devenir désagréable en famille ou au travail, ou d'avoir besoin d'antidépresseurs, son médecin généraliste l'aidera.
S'il vous objecte l'habitude du geste, trouvera-t-il un autre objet à tripoter ?
A-t-il repéré les occasions de tentation : en famille, au bureau, en société ?
Un charlatan lui a-t-il promis un succès immédiat et pris beaucoup d'argent ? Cela ne doit pas retarder, mais motiver pour se confier à un authentique professionnel.

Vous l'amuserez en lui présentant le calendrier des bienfaits de l'arrêt du tabac (Perriot) :
- Moins de huit heures pour retrouver une tension artérielle et un rythme cardiaque normaux et pour avoir moitié moins d'oxyde de carbone dans le sang ;
- 24 heures pour éliminer l'oxyde de carbone et la nicotine ;
- 48 heures pour améliorer le goût, l'odorat et la qualité du sommeil ;
- 72 heures pour respirer mieux ;
- 15 jours à trois mois pour diminuer la toux et la fatigue, cracher moins et retrouver du souffle ;
- Deux mois pour éviter les complications respiratoires après une intervention chirurgicale ;
- Un an pour réduire le risque d'infarctus, stabiliser les artères des membres inférieurs, diminuer l'asthme et réduire le risque de mourir d'une bronchite chronique asphyxiante.
Pour les femmes : réduire les risques d'infécondité, d'accouchement prématuré, de cancers gynécologiques, des complications veineuses et cérébrales de la pilule ;
- 5 ans pour réduire le risque de cancer dans les poumons ou la gorge.

Pour réussir, il faut à la fois en avoir très envie et ne pas douter du succès.
Beaucoup de fumeurs souffrent de ce doute pour avoir durement échoué lors de leurs premières tentatives pour arrêter.

 

• Tabac, cesser : Quelles chances chez l'adulte ?

Les chances de succès sont les plus grandes chez les hommes les moins jeunes, qui ont rencontré des personnes libérées du tabac, et qui ne sont devenus fumeurs qu’après l’âge de 20 ans.
Les risques d’échec sont les plus grands chez ceux dont la dépendance est la plus forte, dont la motivation est la plus faible et chez ceux qui souffrent de dépression, d’anxiété ou de dépendance à l’alcool ou autres drogues.

Une fois l’adulte motivé, il faut apprécier ses chances de réussir tout seul en évaluant le degré de sa dépendance à la nicotine. Par exemple, si la première cigarette de la journée est prise dans les minutes qui suivent le réveil, le fumeur n'a guère de chances d’arriver à s’arrêter sans l'aide d'un professionnel.

Moins décisives sont les 5 autres questions de Fagerström :
- À quelle cigarette de la journée vous serait-il le plus difficile de renoncer ?
- Avez-vous de la peine à rester sans fumer là où c’est interdit ?
- Combien vous faut-il de cigarettes par jour ?
- Vous en faut-il davantage le matin que l’après-midi ?
- Continuez-vous à fumer quand vous êtes malade et au lit ?

Une autre manière d’évaluer le degré de dépendance est de demander ce qui s’est passé si le fumeur a récemment essayé de s’arrêter, ne serait-ce que 24 heures. Quelle a été l’intensité du “syndrome de sevrage”, autrement dit de l'état de manque avec, dans les 24 heures : la mauvaise humeur, l’insomnie, l’anxiété allant parfois jusqu’à la dépression, l’incapacité de se concentrer, la bouche sèche, des envies folles d’en rallumer une.
En l’absence de traitement, ces troubles durent quatre semaines en moyenne, mais l’irritabilité et les envies folles peuvent revenir pendant plus de six mois.

En cas de forte dépendance, le fumeur aura besoin d’une aide professionnelle pour se libérer. C'est le cas de 2 à 3 millions de Français. Les professionnels formés sont en nombre très insuffisant : les 500 consultations publiques d'addictologie fonctionnent en moyenne trois demi-journées par semaine, ce qui couvre à peine 10% des besoins.

Un bilan préalable s’imposera pour déceler des dommages déjà présents, une hypertension, d’autres dépendances, des troubles anxio-dépressifs antérieurs au tabagisme, parfois d’autres troubles psychiques.
Il reviendra au médecin expérimenté en tabacologie-addictologie de traiter ces troubles éventuels et de prodiguer le soutien psychologique pendant un an au moins, pour prévenir ou accompagner les rechutes.
Ce soutien développe l'affirmation de soi et l'art de faire face à la peur de grossir, aux contrariétés, aux dépressions comme aux tentations. Celles-ci surgissent lors de repas avec des fumeurs, de frustrations et de conflits.

Les pastilles ou comprimés à sucer, gommes, ou timbres qui, associés, maintiennent une concentration suffisante de nicotine dans la circulation sanguine rendent confortable l'arrêt du tabac et renforcent ainsi la motivation. Toutefois, ils ne sont efficaces à long terme que dans le cadre de cette psychothérapie. Leur utilisation ne doit pas durer moins de trois mois (ils ne coûtent pas plus que le tabac qu’ils font économiser). La fréquence des échecs fait soupçonner que la nicotine n'est pas, dans les cigarettes, la seule substance qui accroche.
Le timbre ("patch") est à mettre le soir au coucher pour diminuer l'envie de fumer au réveil. Le traitement se pilote par les dosages de cotinine et de créatinine dans les urines, avant et après les prises de substituts nicotiniques (Kuperminc).

La chique (snus en suédois) est bon marché et elle est appréciée par les sportifs parce qu'elle n'essouffle pas. Elle n'expose guère au cancer (Wirth) mais elle accroche à la nicotine, laquelle est la cause des morts par infarctus. Elle est intéressante comme substitut, mais seulement pour quelques semaines, sinon elle entretient la dépendance, comme les gommes et timbres.

Ajouter des médicaments est parfois nécessaire. Ils sont différents selon que le fumeur est ou non un anxio-dépressif. Certains empêchent la prise de kilos indésirables. La place de ces médicaments est limitée par leurs contre-indications, leurs effets secondaires et l’inconstance de leur efficacité. On ne dira ici rien de plus des médicaments : c’est l’affaire du médecin et non d’un site Internet. Ne pas croire à l'efficacité de diverses autres "thérapies" vantées par la publicité. Il faut que le premier traitement soit le bon, sinon le fumeur va se décourager dès la rechute et tout abandonner.
Les fumeurs anxio-dépressifs sont les plus difficiles à libérer, surtout les femmes. Ils sont très nombreux, bien plus d'un million en France : soit près de la moitié des fumeurs fortement dépendants. Ils ont besoin de bénéficier d'un diagnostic et d'un traitement avant d'arrêter de fumer, sinon ils risquent une dépression grave (Lagrue).

Savoir qu’il existe des programmes pour se libérer du tabagisme en groupe. Les médecins addictologues-tabacologues ont leur charte qui leur interdit à juste titre de présenter une méthode comme personnelle ainsi que de limiter leur pratique à une seule méthode.
Attention aux sectes, promptes à vous prendre votre argent et à vous couper de votre famille.

 

• Tabac, cesser : l'entraide en famille

Revenons au cas le plus fréquent, celui du fumeur motivé mais modérément dépendant, qui pourra probablement s’arrêter par lui-même.
La première chose à faire en famille est que les personnes en qui le fumeur a confiance se concertent, forment une sorte de micro-réseau pour que chacun dise la même chose… et cessent elles-mêmes de fumer.

Diminuer, ne pas y compter ! Au fond, le fumeur le sait, parce qu’il a déjà essayé en vain de diminuer, mais il garde cet espoir. Qu’il essaye une dernière fois de diminuer si ça lui chante… La dépendance, c’est l’incapacité de rester modéré et non l’incapacité de s’arrêter. Cette incapacité est définitive. C’est vrai du tabac comme de l’alcool et des drogues.
Ce qui est tout aussi définitif, c’est la disparition du plaisir à fumer. Si c’est le cas, ne pas espérer le retrouver jamais. Répétons-le, ce qu'il continue à appeler "plaisir", n'est-ce pas plutôt : se sentir moins mal, ce qui est bien différent ?

L'objectif de l'entraide en famille est donc l'arrêt total et définitif. C'est seulement en cas d'échec que l'addictologue, et lui seul, pourra en venir à conduire un arrêt par étapes.

Quel moment choisir pour s’arrêter ? Ce peut être n’importe quand : dès l’instant où le fumeur décidera que c’est idiot de continuer, il ne finira pas le ou les paquets qui sont en train. À la poubelle, tout son tabac et ses briquets ! Ou à la rigueur qu’il les fasse distribuer aux malheureux qui n’ont pas encore décidé de s’arrêter ou aux heureux qui sont restés capables de modération (ce qui n’efface pas tout risque) ! Vouloir finir les paquets en train avant de s’arrêter, ce serait contredire sa propre décision.

Certains fumeurs remettent l'arrêt à une date supposée magique : le prochain week-end, un anniversaire ou autre fête, les vacances qui éloignent des autres fumeurs, une grossesse ou une naissance, le jour où leur premier enfant aura onze ans, une intervention chirurgicale programmée. Dès qu’une date sera fixée, le dire à tout le monde : ce sera plus difficile de changer d’idée. Toutefois, retarder la date, c’est augmenter le risque de rechuter un peu plus tard. Dès la date fixée, ne pas attendre pour se remettre à la marche à pied, au moins 30 minutes trois fois par semaine.

Lui "remonter le moral", autrement dit le soutien psychologique est à la portée des familles :
- revenir sur les motifs de libération qui ont le plus impressionné le fumeur ;
- quand il répète que la cigarette le détend ou lui est nécessaire pour se concentrer ou prendre une décision, est-ce la pure vérité ? S’il est énervé ou incapable de concentration et de décision, n’est-ce pas dû à l’état de manque à sa drogue, la nicotine, état de manque qui reviendra de plus belle après avoir fumé ? Cercle vicieux !
- Repérer avec lui les circonstances qui l’énervent pour qu’il réfléchisse à la meilleurs manière d’y faire face. Dédramatiser les contrariétés et les échecs. Ses succès renforceront l’estime qu’il a de lui-même.
- Repérer aussi dans quelles circonstances il risque d’être tenté d’en rallumer une, par exemple : la solitude, la convivialité au café ou en réunion, le besoin de détente, les tâches urgentes, en sortant du travail ou d’une représentation.
  Comment évitera-t-il ces circonstances ?
  Que répondra-t-il joyeusement quand on lui en offrira une ?
  Les réponses proposées ci-dessus dans
  Tabagisme : parler à l'enfant de 11 ans sont-elles à son goût ?
  En imaginera-t-il d’autres, comme : « Je m’excuse, je n’arrive à rien faire comme tout le monde. »

- éviter qu’il se prive de relations s'il s’éloigne de ses amis et collègues de bureau qui fument. Cultiver d’autres relations. Plus sa vie de relation le comblera, moins il éprouvera l'idée de se "récompenser" par des cigarettes
- pratiquer ensemble des activités physiques en progressant à mesure que l’essoufflement s’estompe ;

- Faire face aux tentations et aux envies folles en sachant que ces envies ne durent que quelques minutes.  Une diversion s’impose d’urgence et il n’a que l’embarras du choix :
- se mettre sous la langue un comprimé à la nicotine, qui agit très vite ;
- se masser les épaules et le cou, faire une série d’étirements musculaires suivis d’une relaxation ;
-
se passer une serviette humide chaude ou froide dans le cou ; prendre une douche, se brosser longuement les dents, boire frais abondamment, mais éviter le café ou le thé qui aggraveraient l’énervement ;
- allumer une bougie plutôt qu’une cigarette ;
- rester actif en prenant de grandes respirations : passer l’aspirateur, laver son véhicule, marcher, bricoler, broder, taper sur son clavier d’ordinateur, tripoter un crayon au lieu d’une cigarette ; passer un coup de téléphone… sans fumer ;
- éviter les grignotages.

- Se fixer des objectifs réalistes et s’y tenir.
- Calculer ce que coûteraient vingt années de la consommation actuelle de tabac et imaginer quelle amélioration du logement familial résulterait de cette économie.
- parler à l’avance des rechutes du tabagisme, sachant qu’il faut s'y attendre dans beaucoup de cas.

La tentation
est accrue en présence d’un entourage fumeur, d'un repas en compagnie de fumeurs, en cas de prise de poids indésirée, de contrariétés ou conflits, de dépression, de recours à l’alcool ou au haschisch. Du simple écart à la rechute vraie, la pente est savonneuse.
La rechute du tabagisme est bien moins éprouvante que la rechute en dépendance alcoolique. C’est dire qu’elle risque de durer.
Ne pas accabler le rechutant de reproches, n’en faire ni une bagatelle, ni un drame.
« Tout arrêt du tabac, même transitoire, rapproche du succès final. »
répète le tabacologue Gilbert Lagrue. Déborder d'amabilité pour remotiver.
Tenir compte d'un accès dépressif ou anxieux, d'une période difficile, des offres de tabac par les amis et autres tentations.

La famille et le fumeur trouveront encore un appui désintéressé en appelant
Tabac Info Service : 0 825 309 310 , tous les jours de 9 à 18 h.

 

• Tabac, cesser : objections, cas particuliers

Enceinte, une fumeuse a les meilleures raisons de se libérer, comme on l'a vu plus haut. Elle y réussit d'autant mieux que le père du foetus se libère lui aussi. Après l'accouchement, elle sera tentée de rechuter, surtout si elle n'allaite pas. L'en avertir (Grangé).

Cesser de fumer fait prendre deux à quatre kilos, rarement davantage. Cela, parce que les fumeurs ont un poids inférieur à ce qu’il devrait être : la nicotine freinait l'appétit et elle majorait les dépenses de calories. En somme, c’est un rattrapage, souvent rapide, mais il est mal vécu à la saison des maillots de bain.

Ne pas s’empresser de s’affamer, ce qui pourrait faire perdre de précieux kilos de muscles au moment de se remettre à l’exercice physique. à raison de 45 minutes, une à trois fois par semaine.
Réduire par priorité les calories apportées par les boissons alcoolisées, calories qui ne sont bonnes qu’à faire grossir, et réduire ou mieux supprimer le sucre des pâtisseries, entremets et jus sucrés. En effet, après le tabac, c’est par les aliments sucrés qu’on prépare son infarctus, et non par les aliments riches en cholestérol et autres graisses. Augmenter la part des légumes et des pommes vapeur.
Dépenser des calories en marchant davantage et en diminuant le nombre d'étages parcourus en ascenseur.

Se débarrasser en même temps de l’alcool et du tabac ?
On en a eu longtemps peur. On craignait d’être inhumain en privant de tout, certains soutenaient qu’il est obligatoire d’avoir un vice…
Naturellement, la question ne se pose que dans les cas où c’est l’arrêt qui s’impose et non la modération, et c’est à la personne que reviendra le choix.
Voir la Page : Tabac, alcool : où en suis-je ?
Quand s'est installée une double dépendance au tabac et à l'alcool, l'envie de fumer aggrave l'envie de boire (Hillemacher, Skinner)
Dans de tels cas, les centres d’addictologie, qui s’occupent de tabagisme comme d’alcool, ont réussi à arrêter les deux ensemble et chacun a eu la surprise que ça marche plutôt mieux qu’en remettant à plus tard l’arrêt du tabac. En cas de maux de tête à l'arrêt du tabac, il faut cesser l'alcool et le café, ce dernier temporairement.

En cas de dépression, se dépêcher de s'en entretenir avec le médecin.

 

• Tabac, cesser : Références

Tabacologie.fr
Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé
Tabac-net
Info-tabac  (Canadien)
Centre de ressources anti-tabac (en refonte)
Stoptabac (services payants)

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Par exemple, inscrire Schmidtke A 1988
Le Résumé s’affiche aussitôt, avec souvent l’adresse e-mail de l’auteur. Celle-ci vous permet de lui demander le texte in-extenso de son article en pièce jointe (“attached file”) à un courriel.


- Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), Groupe d’auteurs. Les stratégies thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses de l’aide à l’arrêt du tabac. Alcoologie et Addictologie 2003; 25 (Suppl 2): 1S-42S, avec 105 références   bibliographiques
- Aubin HJ, Dupont P, Lagrue G : Comment arrêter de fumer. Paris, Odile Jacob 2003
- Baud JM. Tabac et anévrysme de l'aorte abdominale. Alcoologie et Addictologie 2009; 31(2):176
- Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile de France. Stop tabac. Paris, CRAMIF 2009
- Fortin J. Mettons les étudiants dans une dynamique de changement. Valeurs Mutualistes 2007; (1): 10
- Grangé G, Borgne A, Peiffer G, Aubin HJ. Optimisation de la prise en charge chez la femme enceinte. Alcoologie et Addictologie 2008;30(2):199-200
- Guichenez P, Germaini G, Cungi C. Sevrage tabagique. Apport des thérapies cognitivo-comportementales dans la prise de décision. Cas clinique. Alcoologie & Addictologie 2006; 28(3): 249-256
- Hillemacher T, Bayerlein K, Wilhelm J, Frieling H, Thurauf N, Ziegenbein M, Kornhuber J, Bleich S. Nicotine dependence is associated with compulsive alcohol craving. Addiction. 2006 Jun;101(6):892-7.
- INPES, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. J’arrête de fumer. 93203 Saint Denis, INPES 2009
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- Lagrue G : Tabagisme : toxicologie, dépendance.Encycl Med-Chir, vol. Toxicologie-Pathologieprofessionnelle, 16-001-G-40 (7p). Paris, Elsevier 1999
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- Perriot J. Tabacologie et sevrage tabagique. Paris, John Libbey Eurotext 2003
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- Skinner M, Berghout C, Aubin HJ. Tabagisme des alcooliques. Rev Prat Méd Gén 2008; 22: 204-205
- Tessier SF, Bissette E, Bantegnie D, Lebeau C. Jeunes et tabac. Evaluation d'un programme de prévention dans les lycées d'Ile-de-France. Alcoologie et Addictologie 2008;30(2):173-180
- Wirth N. Différentes formes du tabagisme. Toutes nocives pour la santé. Rev Prat Méd Gén 2007; 21: 79-82


 

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Relire ci-dessus :

Tabac, cesser : motiver
Tabac, cesser : quelles chances chez l'adulte ?

Tabac, cesser : l'entraide en famille
Tabac, cesser : objections, cas particuliers
Tabac, cesser : références

 

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| Deuils après suicides : évaluer les services rendus par les postventions |

(7) | Sommaire : après suicide au lycée, la postvention |
| Suicide, postvention : comités de préparation et de crise |
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(8) | Sommaire : le suicide est-il contagieux ? |
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