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Suicide,
refus : Données
publiées
La littérature
abonde sur les comportements et circonstances prédicteurs
du suicide, et sur les "facteurs de protection"
opposés (Durkheim 1897, Maris 1995, Lewinsohn 1996).
Cela diffère des raisons
de vivre, étudiés par un
seul groupe : Marsha Linehan. 1983 et ses collaborateurs
Ivanoff 1994, Osman 1998, avec leur inventaire des Raisons
de Vivre (RFL). Leur but était d'identifier les
candidats au suicide, 48 motifs, puis 12 motifs ont été
sélectionnés :
je suis convaincu que je peux trouver un but, une raison
de vivre ; je ne veux pas mourir ; ma famille dépend
de moi, a besoin de moi ; j'aime trop ma famille, je ne
veux pas la quitter ; cela ferait du mal à mes enfants ;
je veux voir grandir mes enfants ; j'ai peur de souffrir
en me tuant ; j'ai peur de la mort ; je ne voudrais pas
qu'on croie que je n'étais plus maître de moi;
je me soucie de ce qu'on penserait de moi ; mes convictions
religieuses l'interdisent ; c'est moralement mal.
Les résultats ne sont
pas indiqués pour chacun de ces motifs, mais pour leurs
agrégats en sous-échelles : les sous-échelles
Convictions pour survivre et faire face et Responsabilités
familiales ont été les plus discriminantes
et probablement les meilleurs prédicteurs des
actes suicidaires quand ces raisons de vivre faisaient défaut.
Il reste à préciser si ce moyen dépiste
les sujets qui dissimulent leurs intentions.
Une liste plus longue, issue
de la même source et présentée en désordre,
se trouve sur le site de Bruno
Fortin.
Les personnes âgées
ont été exclues de notre enquête.
Leurs raisons de vivre ont été recherchées
suivant la même méthode, mais sans recrutement
au hasard, par L. Range et Springer 1996 et par J. Miller
2001. Ces raisons étaient plus fortes chez les femmes,
et souvent en relation avec leur descendance et avec leurs
convictions morales.
Notre étude
a coté chaque motif au lieu de les enrober dans des
sous-échelles.
Les deux premiers motifs de notre Tableau 1 sont absents du
BRFL.
Étudiant les attitudes
de 1.539 adolescents face à la vie, à la mort,
à la santé, et aux blessures, Lewinsohn 1995
a interrogé sur de nombreux motifs positifs et négatifs,
parmi lesquels figurent seulement trois motifs directs pour
rester en vie : je crois être quelqu'un de bien ;
je suis heureux, et excité par l'avenir ; en famille,
ça va. Des films projetant des raisons d'espérer
ont été projetés à des adolescents
afin de noter leurs réactions
en vue de former les infirmières australiennes (de
Turner)
Dans la littérature,
nous n'avons pas trouvé de données comparables
à celles des Tableaux 2 à 5 jusqu'à
la publication ultérieure de JS Miller 2001, dans
laquelle les sujets âgés ont exprimé
davantage le souci de leurs enfants, comme dans notre Tableau 4,
et avancét davantage d'objections morales.
Suicide, refus
: Validité
des résultats
Le nombre de nos questions
était limité à 20. Les sujets de plus
de 45 ans ont été exclus, parce que les sujets
très âgés peuvent être motivés
différemment et parce qu'ils sont insuffisamment représentés
dans la rue. Le nombre des questionnaires remplis a été
limité à 300, mais cela a suffi pour révéler
des différences significatives entre catégories
(Tableaux 2 à 5).
Les sujets n'ont pas été
tirés au sort dans la population générale,
mais recrutés au hasard des rencontres de rues. Cette
méthode moins exacte a satisfait les firmes qui ont
besoin d'études de marché, domaine où
les erreurs sont coûteuses ; mais elle ne garantit
pas que nos échantillons soient représentatifs
de la population générale.
De façon hautement significative,
les motifs Il y a au moins quelqu'un qui tient à
moi et J'aime au moins quelqu'un ont
été moins bien placés dans le classement
par rangs que dans le Tableau 1 : était-ce une surévaluation
dans ce Tableau ? Ou une réserve, peut-être par
pudeur, quand ces phrases devaient être prononcées
spontanément au moment du classement par rangs, au
lieu d'être simplement approuvées lors de la
présentation verbale des questions ?
Ce sondage n'a pas été
organisé en vue du diagnostic, ni du pronostic, ni
de problèmes sociologiques, tels que de discerner
à quel degré les motifs étaient socialement
désirés.
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