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Jusqu'à présent,
j'ai fait face à une situation de crise chez
un adolescent. Hors de telles situations, je suis, comme tout
un chacun, concerné
par le suicide comme par les accidents de la route.
Redisons-le, en France, le suicide tue plus que la route ou
que le SIDA (12 000 suicidés par an). On
compte au minimum 150 000 tentatives de suicide
par an, non sans séquelles.
Parmi plus de 500.000 adolescents
de 12 à 20 ans interrogés dans le monde,
10% ont fait une tentative de suicide ;
16% ont eu un projet de suicide ;
30% ont eu des idées de suicide ;
La majorité était du sexe féminin (Evans).
Concerné comme
tout le monde, ai-je tiré au clair mes propres
motifs pour ne pas avoir envie de me suicider,
c'est-à-dire mes raisons
de vivre ? Ces motifs, suis-je capable
de les partager ?
La page Suicide,
prévention : raisons de vivre déclarées
rend compte de sondages d'opinion dans Paris et sa banlieue.
Les motifs déclarés contre le suicide et ceux
contre la drogue sont souvent les mêmes, d'après
ces sondages.
Les motifs que j'y reconnais
comme les miens, je ne suis pas seul à les avoir :
les enquêtes l'ont montré.
Cela me rend moins timide pour les exprimer
à mes proches, de temps en temps, selon
les occasions.
Toutefois, il serait maladroit de réciter mes raisons
de vivre à ceux qui ont des idées de suicide :
à eux de les découvrir
par eux-mêmes, au cours du dialogue.
Si mes raisons de vivre sont
claires,
autour
de moi, fera-t-il bon vivre ?
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