Suicide, prévention :

un numéro de téléphone,

une adresse sur moi

 
Face au risque de suicide d'un adolescent,
avoir sur moi
un numéro
de téléphone
et l'adresse d'un médecin.

Révision : 17.07.2010    Translate

 

Cinq points essentiels :

• Si un désespoir se révèle, je laisse longuement parler.
• Le moment venu, je donne l’adresse et le numéro de téléphone d’un professionnel de santé.
• En cas de refus, je donne l’adresse et le numéro de téléphone d’une association accessible à toute heure.
• J’essaye d’obtenir l’adresse et le numéro de téléphone d’un ami ou d’un partenaire sentimental.
• Cela, tout en restant disponible en permanence.

 
 

À tout moment, l'urgence peut surgir : un signal de désespoir à saisir au vol.

Les signaux avertisseurs du suicide sont fréquents et repérables par le proche entourage, tandis que les indices du risque suicidaire sont mieux repérables par les professionnels.
Dans le proche entourage, les plus efficaces pour intervenir sont les amis, conjoints et partenaires sentimentaux, comme indiqué dans la Page Prévention du suicide. Cela d'autant mieux que chacun ne sera pas seul à intervenir. J’essaye donc d’obtenir l’adresse et le numéro de téléphone d’un ami ou d’un partenaire sentimental, que je me dépêcherai d'appeler.

Même si je n'ai pas reçu la formation d'un professionnel, mon rôle peut être vital.
J'exprime ma compréhension pour la souffrance qui se dévoile. Je laisse parler plus que je ne parle.
J'amène enfin mon interlocuteur à exprimer son besoin d'être écouté car c'est ce qui fait le plus de bien : écouté de préférence par une personne amicale et expérimentée, disponible au bout du téléphone à toute heure dans la discrétion et l'anonymat. 

Plusieurs organismes sont disponibles, et il est essentiel que je puisse indiquer sur-le-champ au moins deux numéros.

SOS Amitié est le plus connu, disponible 24 h sur 24 depuis 1960,
avec 600 000 appels par an et 2 000 écoutants.
Son numéro parisien est : 0820 066 066. 
Il a son numéro dans une quarantaine d'autres villes (y voir l'annuaire).
Il n'a pas encore de lignes réservées aux adolescents.
Les écoutants, tous bénévoles, bénéficient d'une formation continue. Leur expérience les conduit à rester strictement anonymes et à ne jamais rencontrer un appelant autrement qu'au téléphone. L'appelant peut exprimer longuement sa souffrance. Au fil de l'écoute, un soulagement se fait habituellement sentir. 

L'association SOS.Amitié ne se limite plus à l'écoute téléphonique. Elle a ouvert une messagerie bénévole et confidentielle : appel@sos-amitié.com, qui répond dans les 48 heures. Si un adolescent refuse toute autre aide, on peut au moins lui laisser par écrit cette adresse. En anglais, jc@samaritans.org et youthinbc@crisiscentre.bc.ca
Sur Internet, il est facile à présent de joindre SOS Amitié

Urgences Psychiatrie 01 40 47 04 47 propose, en situation de crise, la visite d'un psychiatre, ce qui est capital pour bénéficier d'un diagnostic.

Fil Santé Jeunes reçoit 200 000 appels par an et bénéficie de la gratuité des appels au 3224, tous les jours de 8 h à minuit. On espérait que cette gratuité favoriserait l'accès de la ligne, mais celle-ci est encombrée par trop d'appels fantaisistes.
Les 30 écoutants anonymes sont professionnels : médecins ou psychologues, sous l'égide du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, et de l'Association École des Parents. Les thèmes abordés ne se limitent pas au suicide, mais comprennent, par exemple, la santé, la contraception, les drogues, les difficultés relationnelles, les violences subies.

Phare Enfants-Parents, Association de prévention du mal-être des jeunes, 5 rue Guillaumot, 75012 Paris, 01 42 66 55 55

L'association SEPIA propose aussi son numéro gratuit, 08 00 88 14 34, pour les jeunes qui "vont mal", autrement dit ceux qui ont des idées de suicide.

SOS Suicide Phénix (01 40 44 46 45) ne se limite pas à l'écoute téléphonique, mais accueille aussi dans ses locaux, 36 rue de Gergovie, 75014 PARIS, les personnes qui ont besoin de rencontrer un professionnel.

De même, Recherche et Rencontres,  01 42 78 79 10 ou 19 87 ;
                 Vivre son deuil, 01 42 38 08 08

À Paris, signalons aussi, accessibles au téléphone 24 h sur 24, 7 jours sur 7 : 
- Suicide Écoute 01 45 39 40 00 ;
- SOS Chrétiens à l'écoute 01 45 35 55 56 ; SOS Suicide 01 40 50 34 34.
- Croix-Rouge Écoute
08 00 85 88 58.

Certains cas sont trop graves pour relever de l'écoute téléphonique : par exemple si des troubles mentaux se sont manifestés avant la crise actuelle.
Si je soupçonne de tels troubles ou si je sais que le sujet a déjà fait une tentative de suicide, il est prudent d'avoir aussi sur moi l'adresse d'un médecin généraliste ou psychiatre : le diagnostic et le traitement seront du ressort du psychiatre, mais le détour par une infirmière, un médecin de famille ou un psychologue est souvent nécessaire.

Tout en donnant un numéro de téléphone et une adresse, je ne dois pas donner au désespéré l'impression que je l'abandonne. S'il refuse l'aide d'un professionnel, certaines associations offrent un entretien en tête à tête, dans un lieu qui doit être public.

 

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