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À tout moment, l'urgence
peut surgir : un signal de désespoir à saisir
au vol.
Les signaux
avertisseurs du suicide sont fréquents et repérables
par le proche entourage, tandis que les indices du risque
suicidaire sont mieux repérables par les professionnels.
Dans le proche entourage, les plus efficaces pour intervenir
sont les amis, conjoints et partenaires sentimentaux, comme
indiqué dans la Page Prévention
du suicide. Cela d'autant mieux que chacun ne sera
pas seul à intervenir. Jessaye donc dobtenir
ladresse et le numéro de téléphone
dun ami ou dun partenaire sentimental, que je
me dépêcherai d'appeler.
Même si je n'ai pas reçu
la formation d'un professionnel, mon rôle peut être
vital.
J'exprime ma compréhension pour la souffrance qui se
dévoile. Je laisse parler plus que je ne parle.
J'amène enfin mon interlocuteur à exprimer son
besoin d'être écouté car c'est
ce qui fait le plus de bien : écouté de préférence
par une personne amicale et expérimentée, disponible
au bout du téléphone à toute heure dans
la discrétion et l'anonymat.
Plusieurs organismes sont disponibles, et il est essentiel
que je puisse indiquer sur-le-champ au moins deux
numéros.
SOS
Amitié est le plus connu, disponible
24 h sur 24 depuis 1960,
avec 600 000 appels par an et 2 000 écoutants.
Son numéro parisien est : 0820 066 066.
Il a son numéro dans une quarantaine d'autres villes
(y voir l'annuaire).
Il n'a pas encore de lignes réservées aux
adolescents.
Les écoutants, tous bénévoles,
bénéficient d'une formation continue.
Leur expérience les conduit à rester strictement
anonymes et à
ne jamais rencontrer un appelant autrement qu'au téléphone.
L'appelant peut exprimer longuement sa souffrance. Au fil
de l'écoute, un soulagement se fait habituellement
sentir.
L'association
SOS.Amitié ne se limite plus à l'écoute
téléphonique. Elle a ouvert une messagerie bénévole
et confidentielle : appel@sos-amitié.com, qui
répond dans les 48 heures. Si un adolescent refuse
toute autre aide, on peut au moins lui laisser par écrit
cette adresse. En anglais, jc@samaritans.org et youthinbc@crisiscentre.bc.ca
Sur Internet, il est facile à présent de joindre
SOS Amitié
Urgences Psychiatrie 01
40 47 04 47 propose, en situation de crise,
la visite d'un psychiatre, ce qui est capital pour bénéficier
d'un diagnostic.
Fil Santé Jeunes
reçoit 200 000 appels par an et bénéficie
de la gratuité des appels au 3224, tous les jours de
8 h à minuit. On espérait que cette gratuité
favoriserait l'accès de la ligne, mais celle-ci est
encombrée par trop d'appels fantaisistes.
Les 30 écoutants anonymes sont professionnels :
médecins ou psychologues, sous l'égide du Ministère
de l'Emploi et de la Solidarité, et de l'Association
École des Parents. Les thèmes abordés
ne se limitent pas au suicide, mais comprennent, par exemple,
la santé, la contraception, les drogues, les difficultés
relationnelles, les violences subies.
Phare
Enfants-Parents, Association de prévention
du mal-être des jeunes, 5 rue Guillaumot, 75012 Paris,
01 42 66 55 55
L'association SEPIA
propose aussi son numéro gratuit, 08 00 88 14 34, pour
les jeunes qui "vont mal", autrement dit ceux qui ont des
idées de suicide.
SOS
Suicide Phénix (01 40 44 46 45) ne se limite
pas à l'écoute téléphonique, mais
accueille aussi dans ses locaux, 36 rue de Gergovie, 75014
PARIS, les personnes qui ont besoin de rencontrer un professionnel.
De même, Recherche
et Rencontres, 01 42 78 79 10 ou 19 87 ;
Vivre
son deuil, 01 42 38 08 08
À Paris, signalons aussi,
accessibles au téléphone 24 h sur 24, 7 jours
sur 7 :
- Suicide Écoute
01 45 39 40 00 ;
- SOS Chrétiens à l'écoute 01 45 35 55
56 ; SOS Suicide 01 40 50 34 34.
- Croix-Rouge Écoute 08 00 85 88 58.
Certains cas sont trop
graves pour relever de l'écoute téléphonique
: par exemple si des troubles mentaux se sont manifestés
avant la crise actuelle.
Si je soupçonne de tels troubles ou si je sais
que le sujet a déjà fait une tentative de
suicide, il est prudent d'avoir aussi sur moi l'adresse
d'un médecin généraliste ou psychiatre :
le diagnostic et le traitement seront du ressort
du psychiatre, mais le détour
par une infirmière, un médecin de famille
ou un psychologue est souvent nécessaire.
Tout en donnant un numéro
de téléphone
et une adresse, je ne dois pas donner au désespéré
l'impression que je l'abandonne. S'il refuse l'aide d'un professionnel,
certaines associations offrent un entretien en tête
à tête, dans un lieu qui doit être public.
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