La liste des
sports de santé est courte, mais des millions de sportifs
s'y plaisent.
Tous sont des sports
d'endurance, que chacun peut pratiquer
52 semaines par an
quelles que soient ses ressources.
Ce ne sont pas des sports de compétition, à
l'exception du golf et du tir à l'arc, mais ces comptétitions
ne nuisent pas à la santé.
La marche
à pied, chère à la majorité
des Français, prend les noms charmants de randonnée
pédestre, parcours de santé, parcours à
la boussole, reportage photographique, botanique, observation
des animaux, tir à l'arc, golf. La marche nordique,
en se propulsant avec deux bâtons, est un sport plus
complet. Elle fait travailler 80% des muscles.
On ne peut guère pratiquer
52 semaines par an la pêche à la truite,
la marche aquatique, la marche sur neige en raquettes, le
ski de fond, la via ferrata en montagne.
À partir d'un certain
âge, la marche est la première étape
avant d'accéder aux autres sports de santé :
il faut d'abord être capable de marcher une heure
sans douleur des tendons ni des articulations.
Au quotidien, il est
excellent d'emprunter l'escalier plutôt que l'ascenseur
au moins sur une partie des étages ; de préférer
les transports en commun ou le vélo à la voiture ;
de descendre à l'arrêt précédent
du bus ou du métro ; de continuer pendant un quart
d'heure de marche la conversation du déjeuner ;
de jardiner le soir.
La gymnastique aquatique
(aquagym), est également excellente, soit comme
première orbite, soit quand les rhumatismes ou l'êge
contre-indiquent les sports suivants.
le trot de fond,
ou jogue, ou jogging :
sur le bitume ou sur tous terrains (cross-country), selon
les préférences. Par exemple, une bonne demi-heure,
une fois par semaine, suffit déjà, jusqu'au-delà
de 75 ans, à entretenir le souffle et l'agilité,
ainsi que la force des membres inférieurs. Ni une pluie
fine, ni le gel n'y font obstacle.
Remarquer le bien-être
qui apparaît au bout d'une dizaine de minutes. On
peut terminer par un sprint, à moins de contre-indication.
la bicyclette
ménage encore plus l'organisme, parce que celui-ci
est porté
tant qu'il n'y a pas de chute. Comme
les sports précédents, elle se pratique en plein
air, ce qui facilite le rafraîchissement des muscles
et l'évaporation de la sueur.
L'effort est plus régulier sur bitume ou sur"
tous chemins" que sur "tous terrains".
Quand l'état
de santé contre-indique la bicyclette, le vélo
d'intérieur est intéressant.
la natation
ménage l'organisme tout en le fortifiant, et pratiquement
sans risques.
Elle est irremplaçable quand il fait trop chaud pour
les autres sports, ainsi qu'en cas de grossesse.
Alterner la nage sur le côté et sur le dos développe
la souplesse et combat le mal de dos.
Les rollers,
comme la bicyclette, ajoutent l'avantage de faciliter les
déplacements en ville.
Il faut protéger la tête, les poignets, coudes
et genoux. La nuit, se signaler par un éclairage.
la danse,
dans ses formes douces.
Les gymnastiques
douces (comme le tai-chi-chuan) ou plus énergiques.
le vélo et
rameur d'appartement, par exemple en alternance avec les
sports de plein air.
le kayak et les
autres sports de rames ajoutent leurs bienfaits en faveur
des membres supérieurs.
le tennis
de table est
un des très rares sports de compétition à
ne guère donner d'accidents, tout en sachant que les
ruptures incessantes de rythme imposent de surveiller le coeur.
Le basket-ball
est aussi parmi les moins périlleux.
On aimerait allonger la liste
mais ce n'est pas facile. Par exemple, le jardinage, le ski
de fond, la planche à voile, le patinage et l'alpinisme
sont d'excellents sports d'endurance, mais ils ne peuvent
guère être pratiqués 52 semaines par an.
Ils ne sont pas à rejeter, pourvu qu'on y trouve plaisir
et qu'on les pratique en sus d'un des sports précédents.
Quand l'alpinisme tourne
au sport de compétition, le risque d'accident devient
tel qu'il cesse de mériter le nom de sport de santé.
Le judo, à condition de s'en tenir aux rudiments,
peut tirer d'un mauvais pas.
Certains sports
sont excellents pour la santé psychique
des jeunes, en leur donnant le sens de l'équipe
et la satisfaction d'atteindre leurs propres objectifs
sans ménager leur peine.
Tels sont notamment la voile et l'alpinisme en
équipe. Hors saison, l'alpiniste peut encore
se plaire sur un mur d'escalade.
À condition de n'être
pratiquée qu'un an ou deux, à l'adolescence,
la compétition en équipe est civilisatrice :
elle inculque le respect des autres et des règles.
Quant aux nourrissons et aux
jeunes enfants, leurs activités physiques sont promues
sur le site atlanticsport
Les sages-femmes sont les premières à le diffuser.
C'est d'autant mieux venu que la télévision
pousse à l'inertie physique les enfants comme leurs
parents.
Les sports de santé
révèlent que les victoires sur soi-même
sont les seules dont chacun connaisse l'exacte difficulté.
REFERENCES
|