Les sports de santé
("activités physiques") sont-ils à
l'opposé de ce que politiciens et journalistes
appellent "le haut niveau" ?
Ils ne sont ni télégéniques, ni attractifs
pour les stations de radio ou les journaux.
Ils ne sont prestigieux ni pour les participants, ni
pour les fédérations, ni pour les pouvoirs publics.
Qu'ont fait la Sécurité Sociale et les compagnies
d'assurances pour les promouvoir ?
C'est en Grande-Bretagne que
les médias ont encouragé des manifestations
sportives favorables à la santé.
En outre, ils ont grandement réduit les incidents en
expliquant aux gens comment se préparer
et que faire à la fin de l'effort.
C'est en silence que le
public plébiscite les sports de santé.
En France, 25 à 27 millions de personnes
sadonnent à une "activité physique
régulière". Leur âge moyen est
de 40 ans. Leur nombre dépasse largement les
15 millions de licenciés des fédérations
sportives, dont lâge moyen est de 15 ans.
La Fédération française dathlétisme
ouvre les yeux sur cette réalité. Elle a institué
70 coach santé en vue de promouvoir
la marche nordique, populaire en Autriche (Ferré).
JL Ferré cite Alain Loret (Rouen) :
Cest tout le sport français qui doit
revoir son système pour être plus en phase
avec les nouvelles attentes des citoyens.
Les sports de santé
sont caviardés par nos médias et administrations.
Le vocabulaire y contribue.
À lorigine, en Angleterre, il ny avait
quun sport : cétaient
les courses de chevaux. Ensuite, nont été
admis comme sports que les sports de compétition.
Couramment, les sports
de santé sont désignés comme activités
physiques en français comme en anglais :
terme répulsif.
Par ce subterfuge, d'énormes subventions en sont détournées.
Avant les Jeux Olympiques
antérieurs, un ministre de l'époque a dit :
« Je ne veux pas de gugusses ».
C'est qui, les gugusses en question ? C'est nous tous,
et les perdants trop souvent blessés.
C'est peut-être aussi quelques ministres.
Sans complexes, c'est le haut
niveau qui est notre ambition, mais pas le même :
le haut niveau de vie saine, de plaisir,
de participation et de persévérance,
autrement dit, le "développement durable"
des sportifs.
À
l'opinion de regarder le sport avec des yeux
nouveaux et d'exiger une meilleure promotion des
activités physiques, à commencer dans les
écoles.
Parmi ces activités,
seule la natation et le tennis de table nécessitent
des investissements. Grâce aux ressources suggérées
dans la Page
Sport: de dérapages
en tête-à-queue
Les piscines pourraient êtres multipliées
avec enfin de larges plages horaires accordées
au public adulte autant que scolaire, au détriment
de la compétition.
Il ne serait pas superflu d'y repenser l'accueil et les heures
d'ouverture, compte tenu des investissements consentis.
La promotion des sports de santé par affiches dans
les piscines coûterait peu.
L'information viserait
le vrai haut niveau :
de participation, de plaisir,
de persévérance,
et le bas niveau d'abandons.
REFERENCES
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