Les sports de santé
("activités physiques") sont-ils à
l'opposé de ce que politiciens et journalistes
appellent "le haut niveau" ?
Ils ne sont ni télégéniques, ni attractifs
pour les stations de radio ou les journaux.
Ils ne sont prestigieux ni pour les participants, ni
pour les fédérations, ni pour les pouvoirs publics.
Qu'ont fait la Sécurité Sociale et les compagnies
d'assurances pour les promouvoir ?
C'est en Grande-Bretagne que
les médias ont encouragé des manifestations
sportives favorables à la santé.
En outre, ils ont grandement réduit les incidents en
expliquant aux gens comment se préparer
et que faire à la fin de l'effort.
En France, les rencontres de cross-country organisées
partout voudraient-elles viser la santé avant la compétition ?
Avant les Jeux Olympiques
antérieurs, un ministre de l'époque a dit :
« Je ne veux pas de gugusses ».
C'est qui, les gugusses en question ? C'est nous tous,
sauf quelques oiseaux rares et trop souvent blessés.
C'est peut-être aussi quelques ministres.
Sans complexes, c'est le haut
niveau qui est notre ambition, mais pas le même :
le haut niveau de vie saine, de plaisir,
de participation et de persévérance,
autrement dit, le "développement durable"
des sportifs.
À l'opinion
de regarder le sport avec des yeux nouveaux et d'exiger
une meilleure promotion des activités physiques,
à commencer dans les écoles.
Parmi ces activités,
seule la natation et le tennis de table nécessitent
des investissements. Grâce aux ressources suggérées
dans la Page
Sport: de dérapages
en tête-à-queue
les piscines pourraient êtres multipliées
avec enfin de larges plages horaires accordées
au grand public, au détriment de la compétition.
Il ne serait pas superflu d'y repenser l'accueil et d'y promouvoir
les autres sports de santé.
L'information
viserait le vrai haut niveau :
haut niveau de participation, de
plaisir, de persévérance,
et bas niveau d'abandons.
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