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Dérapages
physiques des athlètes
Les activités
sportives et de loisirs sont la première cause
d'accidents chez les jeunes de moins de 26 ans.
Les sports de pleine nature exposent malheureusement à
la difficulté d'avertir et d'acheminer les secours.
Lisons les
journaux de "médecine du sport" :
ils sont une litanie
de lésions. Le grand public,
lui, oublie vite les lésions de ses idoles des
stades.
L'espérance de vie
moyenne d'un footballeur professionnel américain
se limite à 53 ans et celle d'un coureur cycliste
européen à 60 ans.
Le risque d'accidents
mortels est important dans les "sports" motorisés
ainsi que dans le deltaplane, le parapente, le saut à
l'élastique, la plongée sous-marine, le plongeon,
la spéléologie, le canoë-kayak, la boxe
et autres arts martiaux, le ski, l'alpinisme (surtout sans
guide), l'équitation, la voile, le surf, le rugby,
la perche et même la gymnastique à la poutre.
Dès l'Antiquité, mentionner qu'il arrive aux
athlètes de s'effondrer était une banalité.
Les morts subites
sont fréquentes dans les sports de compétition,
surtout dans ceux qui exigent de violents efforts discontinus.
Les estropiés
sont bien plus nombreux que les morts. La
colonne vertébrale
est souvent mise à mal lors du parachutisme, du
moto-cross, du plongeon, du judo (et autres sports de
combat), du deltaplane, du ski nautique, de l'haltérophilie,
de la planche à voile, du patinage artistique,
de l'équitation, du tennis et même de la
natation en compétition. L'atteinte de la colonne
cervicale (vertèbres du cou), dans plusieurs de
ces sports et dans le rugby, peut laisser un tétraplégie,
c'est-à-dire une paralysie définitive des
quatre membres.
La boxe, le rugby, le football, le ski, le hockey sur
glace multiplient les blessures, lors des compétitions
comme lors des entraînements : crampes, déchirures
musculaires, entorses, ruptures de ligaments, tendinites,
bursites, périostites, fractures.
Les tendinites et claquages musculaires des joueurs de
tennis sont aggravés par leur rage de ne pas respecter
le délai de cicatrisation.
Les enfants
et adolescents surentraînés souffrent dans
leurs articulations (ostéochondrites), leurs insertions
de tendons, leurs cartilages de croissance et leurs derniers
disques intervertébraux.
Un tassement vertébral douloureux contre-indique
toute activité sportive.
Les jeunes adeptes de la danse classique et de la gymnastique
veulent souvent rester trop minces, et s'alimentent insuffisamment.
Au risque de blessures s'ajoute alors ceux du retard de
puberté, puis de la disparition des règles ;
et de l'ostéoporose.
Même en l'absence de
blessure et de dopage, il y a des limites
aux records.
On peut faire grossir les muscles presque à volonté,
mais on ne sait pas faire grossir les ligaments, les tendons
ni les os. Les gains en performances se paient
de plus en plus cher pour les êtres exceptionnels
qui réussissent.
Tous finissent par abandonner
la compétition. Ils sont alors perdus
même pour les sports de santé et de plaisir,
non sans dommages pour leur santé physique et psychique.
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