Sports de santé :

leurs bienfaits psychiques

 
Les sports de santé valent tout autant

pour la santé mentale

Révision : 16.08.2010    Translate

 

Cinq points essentiels :

• Un plaisir se développe au cours de l’effort d’endurance, sans risque de dépendance à moins d’excès.
• L’effet de relaxation bénéficie aux insomniaques, anxieux, petits déprimés.
• La confiance en soi progresse.
• 5 heures hebdomadaires à l’école améliorent les notes des élèves.
• Un ou deux ans de compétition inculquent le respect des règles et des personnes et l’esprit d’équipe, et favorisent l’intégration sociale.

 

 
 

Le mot  bien-portant exprime le sentiment, habituel chez le sportif, de promener avec assurance un corps alerte, bien dans sa peau.
C'est la plus économique des techniques de relaxation et de défense contre les stress, autrement dit contre les contraintes désagréables éprouvées au quotidien.

Le déplaisir et le plaisir attachés aux sports de santé sont-ils suspects ?
Sera-t-on suspect de masochisme parce qu'on aime les durs efforts ?
La réponse est qu'au contraire un plaisir se développe chez le sportif entraîné, au bout d'un quart d'heure à une demi-heure d'effort.

À son tour, ce plaisir le rend-il suspect d'être un drogué ?
Quand des sportifs sombrent dans l'excès, jusqu'à éprouver une sorte de dépendance, il s'agit alors de sports de compétition et non plus de sports de santé
Voir Sport: de dérapages en tête-à-queue

 

Chez les anxieux et les insomniaques, les médicaments s'épuisent vite et leurs effets secondaires ne sont pas négligeables. Les sports de santé permettent de réduire leurs doses ou d'en réserver la prescription aux cas les plus extrêmes.
Ces sports ne diminuent pas seulement la tentation du tabac, mais aussi celles de l'alcool et des drogues illicites.
Chez les alcoolo-dépendants après sevrage, le sport réduit l'anxiété et il réduit le fréquence des rechutes (Vanderheyden).
Chez les agressifs, les sports servent-ils d'exutoire au point d'être des sports de santé psychique  (Scotto) ?

Chez les moroses, les petits déprimés et chez les personnes inhibées dans leurs contacts sociaux ou professionnels, les bienfaits sont similaires.
Montrer de quoi l'on est capable est un tremplin de reconnaissance sociale, très utile pour restaurer l'estime de soi. Chez les adolescents, la dépression, le désespoir et les comportements suicidaires sont en raison inverse des activités physiques (Taliaferro). Le narcissisme ne devient démesuré que chez les champions, c'est-à-dire chez ceux qui sont sortis du cadre des sports de santé.

La prévention du suicide passe-t-elle par le sport ? C'est l'objectif du programme scolaire australien Sports Challenge. Le basket-ball et d'autres sports y servent de tremplin pour développer le savoir-vivre : surmonter le stress, se fixer des buts réalistes, résoudre les problèmes et conflits, renforcer les liens familiaux et communautaires, demander aide aux adultes en cas de besoin et, par ces réussites, gagner la confiance en soi.
Ce programme a été appliqué durant 18 heures à des milliers d'enfants repérés comme étant "à risques", c'est-à-dire ayant manifesté une piètre estime d'eux-mêmes, des sentiments d'infériorité, de honte, de culpabilité ou d'incertitude identitaire. Au terme du programme, qui a beaucoup plu, on a évalué s'ils se sentaient mieux avec : eux-mêmes, les autres, l'école et la famille.
L'amélioration moyenne a été estimée à 44% chez les enfants âgés de 6 à 11 ans et à 18% entre 12 et 16 ans. Elle a été durable. Les progrès ont été plus marqués à Singapour qu'en Australie, où l'éducation vise moins l'excellence académique. Ainsi, le Défi sportif a réduit les symptômes annonciateurs du suicide chez des enfants prédisposés (Tester). Quant à savoir si l'incidence des suicides ou des tentatives s'en trouve diminuée, il reste à entreprendre des essais comparatifs.

On peut se moquer de la maniaquerie de certains sportifs, par exemple dans leurs préparatifs. Ce serait oublier que les défenses obsessionnelles sont les meilleures qui soient, quand elles fonctionnent bien. Provisoirement, respectons-les.

Le grand âge expose au repli sur soi. La convivialité sportive est alors bienfaisante.

Chez l'enfant, bien des sports améliorent la coordination dans le temps et l'espace, ainsi que le respect des règles et des autres. La concentration et les résultats scolaires sont nettement meilleurs quand le programme hebdomadaire comprend cinq heures de sport.
Les responsables des programmes scolaires en tiennent-ils compte ?
Dommage que l'on n'ait pas recherché si c'est pareil chez les adultes rivés à leurs bureaux.
En somme, répétons le dicton scandinave :
Personne n'est en assez bonne santé pour se permettre d'être sédentaire.
C'est tout aussi vrai pour la santé mentale que pour la santé physique.
Pour les finances de la Sécurité Sociale et des compagnies d'assurances, les bienfaits physiques et psychiques des sports de santé compensent-ils les méfaits des sports de compétition ? Il serait temps de le calculer.

Reconnaissons que les sports de compétition ont eux aussi des bienfaits psychiques, notamment de développer l'esprit d'équipe chez les adolescents. Dès les premiers entraînements, ils deviennent moins querelleurs.

Les sportifs télégéniques nous offrent souvent de la beauté.
Oserai-je dire qu'ils produisent un art, un art figuratif ?

Les Jeux font vibrer à l'unisson de la communauté humaine et des communautés nationales.

En France, les sports collectifs sont un puissant facteur d'intégration sociale.
Chacun vérifie que le jeu, comme le reste de la vie, n'est possible qu'en respectant les autres et des règles. Ce d'autant plus que les parents s'investissent judicieusement et qu'il fait bon vivre dans l'équipe.
Cet avantage est probablement prioritaire pendant une courte période de l'adolescence, tandis qu'ensuite la préférence nous paraît due aux sports de vie saine.

 

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