Alcoolisme :
parler en famille
 

Quand parler d'alcool ? Comment parler en famille ?

Quelle prévention de l'alcoolisme ? Comment aider ?

Révision : 09.07.2010      Translate

 

Cinq points essentiels :

• C'est à l'âge de 11 ans que l'enfant est le plus réceptif
• Se donner du temps avec lui en lui apprenant à faire la cuisine.
• Le lycéen est sensible aux risques immédiats.
• Au premier mois et au neuvième mois d’une grossesse, des informations sont indispensables.
• Pour parler à un malade de l’alcool, se préparer grâce à un livre, des lignes d'écoute téléphonique et des associations.

 
 

Sommaire

Alcoolisme, prévention : avant de parler, l'ambiance !
Alcoolisme : parler avant l'entrée au collège

• Alcoolisme, prévention : parler à un lycéen
Alcool : comment refuser le premier verre en trop ?
• Alcool : que faire si on me ramène mon enfant ivre-mort ?
• Alcool : parler à une femme enceinte

Alcoolisme : parler à celui qui est devenu dépendant
• Alcoolisme : parler à celui qui n'est pas encore accroché
• Alcoolisme, prévention : Références

 
• Alcoolisme, prévention : avant de parler, l'ambiance !

La prévention commence par l'exemple et par la confiance.
L'exemple ? Le jeune voit-il que prendre un apéritif est loin d'être toujours nécessaire à ses parents pour passer une bonne soirée ?
Les relations confiantes en famille ?
À chacun de se demander : « Autour de moi, fait-il bon vivre ? »

Tout devient moins simple quand l'adolescent souffre d'un manque d'affection, ce qui lui donne une triste opinion de lui-même. Bien des parents sont trop exigeants ou veulent que le jeune réussisse ce qu'ils n'ont pas réussi. Rappelons le proverbe chinois attribué à Confucius en personne : Si tu as la chance d'avoir un fils, pourquoi est-ce que tu le traites de petit crétin ?

Ailleurs, c'est le laxisme des parents, leur absence de réaction devant les provocations, qui donnent au jeune l'impression qu'on se désintéresse de lui.
Moins les adolescents ont d’argent de poche, moins ils boivent et s’enivrent (Martin).

L'adolescent a-t-il la terreur d'être un anormal ou est-il conscient d'être unique et aimé comme tel ?
Oscille-t-il entre une revendication d'autonomie et un esprit moutonnier ?

Revendique-t-il son autonomie en refusant tout conseil, toute mesure du risque ? S'imagine-t-il tout-puissant et autorisé à toutes les transgressions ?
En même temps se comporte-t-il en moutonnier de la mode ou du groupe qui l'entoure ? Cela, par crainte d'être jugé anormal ?
Mieux vaut l'écouter que le condamner ou le rejeter.

Tant de parents ne savent comment se débrouiller quand les amis ne sont plus les mêmes, quand les sorties tardives ont des lendemains pénibles, quand les performances scolaires ou d'apprentissage se dégradent, quand l'infirmière scolaire ou le conseiller d'éducation signale les absences, retards, la fatigue du lundi ou du jeudi matin.
En est-on arrivé aux violences, aux disparitions d'argent, aux démêlés avec la police ?
Les parents comprennent-ils que, par ces détours, le jeune demande qu'on s'occupe davantage de lui ?
Et manifeste qu'une ambiance est à reconstruire.

A-t-on confiance en l'avenir, dans la famille, ou baigne-t-on dans la morosité ?
Quand ça ne va pas, on se parle, plutôt que de se faire la tête.
Est-on capable de s'entretenir avec l'adolescent de ses éventuelles souffrances ?
Si l'on envisage qu'il soit déprimé ou atteint dans son psychisme, est-on capable de l'amener à bénéficier d'un diagnostic ?

Le jeune se sent--il autorisé à donner son avis, à dire ce qu'il a sur le coeur ? Sent-il qu'il existe pour ses proches, qu'on tient à lui, qu'on est capable de se dire qu'on s'aime?

Est-il encouragé dans ses projets ? A-t-il ses réussites (sport, art, activité collective…) ?
Si un jeune n'arrive pas à être grand dans les réussites, il voudra être grand dans l'échec et dans les prises de risques, comme le répète le Dr. Philippe Jeammet.

Dans ses Lettres aux parents d’adolescents, l’ISPA recommande notamment de :
- habituer les jeunes à faire face aux coups durs ;
- s’entendre sur leurs droits comme l’argent de poche, l’usage des écrans et du téléphone portable, leurs choix d’amis et de loisirs.
- s’entendre sur les dates des éventuels première cigarette et premier verre d’alcool ;
- définir leurs responsabilités comme la présence aux heures de repas, les tâches ménagères, la périodicité des rangements ;
- inviter leurs amis ;
- pour la fête des quinze ans, convenir de l’heure de la fin, des transports pour les retours, de la présence d’un adulte toute la nuit ;
- convenir à l’avance de sanctions adaptées en cas de transgression : heures d’un sport de santé ou de jardinage, passer une soirée de fin de semaine aux urgences d’un hôpital, résumer une Page d’un site Internet de prévention (comme celui-ci) ou un livre rédigé par un rescapé de l’alcool ou autre drogue, participer à une réunion ouverte des Alcooliques Anonymes ;
- en cas de transgression, ne pas réagir à chaud : ni colère, ni dépréciation de la personne, ni menaces. À retardement, explique qu’un parent n’a pas le droit de laisser son enfant se mettre en danger ni entreposer de la drogue à la maison.

L'a-t-on encouragé à tisser un réseau d'écoute mutuelle, d'appartenances communautaires et de solidarités, où sa vie trouve sens ?
Est-ce qu'on invite à la maison ses amis qui ont le moins de comportements à risques ?

 

• Alcoolisme : parler avant l'entrée au collège

Parler en famille va bien au-delà d'informer mais, quand il s'agit d'informer, la période utile est courte.
C'est à l'âge de 11 ans que l'enfant est le plus réceptif à cette conversation. Les occasions se trouvent en lui apprenant à faire la cuisine.
Avant, il est rarement intéressé. Après, il croit rarement ce que lui disent ses parents…

• Quand l'initier à l'alcool ? • Est-il plus vulnérable qu'un autre ? • De quels risques parler ?

Éviter à l'enfant d'être initié à l'alcool trop jeune, c'est réduire le risque qu'il y prenne goût à l'excès et qu'il devienne plus tard dépendant. C'est ce qui est arrivé à Jack London.
La première ivresse et la première consommation de cannabis surviennent dans l’année suivant celle de l’initiation à l’alcool.
Les statistiques ont confirmé le risque accru de dépendance chez les 10% d'enfants de 12-13 ans qui ont déjà été ivres.

• Est-il plus vulnérable qu'un autre ? Les indicateurs de risque
Certains parents sont curieux de voir si leur rejeton tient bien l'alcool. Malheureusement,cette qualité de bien tenir l'alcool dénote une prédisposition à la dépendance, c'est-à-dire à l'alcoolisme : les prouesses admirées ne tendent que trop à se répéter…
Bien entendu, rien n'interdit aux parents de laisser tremper les lèvres, puis d'enseigner à discerner les différences entre les vins, mais pas avant l'âge de 12 ans.
Cela, sans laisser traîner des bouteilles ou des verres non vidés.

Si un indice de vulnérabilité, de prédisposition à l'abus d'alcool a été remarqué chez le jeune, il est d'autant plus nécessaire d'engager les conversations.
A-t-il montré trop d'intérêt pour le cannabis ou d'autres drogues ?
Se comporte-t-il en toxico du sport ou d'autres "drogues sans drogues" comme les jeux vidéo et autres écrans fascinants, les coups de téléphone sans fin, les conduites à risque ?
A-t-il des traits de caractère comme être trop amateur de sensations fortes ?
Une tendance dépressive, anxieuse ?
Une hyperactivité avec déficit de l'attention ?
Une "personnalité antisociale" ?
Un conformisme moutonnier ?

L'enfant a-t-il vécu dans une famille éprouvée par des drogues, trop d'alcool ou de violence ? En ce cas, qui parlera sans risque d'être contredit ?

• De quels risques parler ?
À la différence du lycéen, l'enfant de 11 ans est sensible à ce que ses parents lui diront des risques, de l'avenir éloigné des buveurs excessifs.

Les violences routières, les violences familiales, divorces (Ramisetty-Mikler) et abandons de famille sont monnaie courante.
Dans les paris et autres jeux d'argent, de nombreux gros buveurs ruinent leurs familles.
Les souffrances infligées à l'entourage, notamment aux enfants, sont dévoilées dans
L'enfant d'alcoolique
Que l'alcoolo-dépendant se transforme en délinquant, les exemples ne manquent pas, depuis le chef de chantier égyptien Paneb, vers 1778 avant notre ère. Ses hautes fonctions lui ont assuré une vingtaine d'années d'impunité.
Plus des trois quarts des interventions nocturnes des gendarmeries
concernent des violences où l'alcool est en cause.

Le gros buveur est menacé dans sa santé : infarctus, troubles du rythme du coeur (la "fibrillation auriculaire du lundi"), cancers de la gorge et de l'oesophage, cirrhoses alcooliques, hépatites C plus fréquentes chez eux, soignées sans assiduité et plus génératrices de cirrhoses (Dally), atteintes des muscles, des nerfs, de la vision ; dents négligées ;
ivresses mortelles ; ivresses entraînant des fractures, notamment chez les personnes âgées ;
suicide : La qualité de vie finit par devenir exécrable (Welsh, Foster). Un suicidé sur trois est un alcoolo-dépendant, un alcoolo-dépendant sur sept se suicide (Kolves).

Le gros buveur est menacé dans ses facultés intellectuelles, à commencer par la conscience de ses excès et des dommages qui en résultent.
Les tests psychologiques montrent que
les "fonctions exécutives" de son cerveau sont désorganisées : les capacités d'anticipation, d'adaptation à des situations nouvelles, d'abstraction et de projets (Danel). Les techniques actuelles d'imagerie rendent objectives les atteintes des structures et des fonctions du cerveau, puis leur rétablissement quand la personne s'est libérée de l'alcool.
Les grandes lésions cérébrales durables des maladies de Gayet-Wernicke et Korsakoff peuvent être prévenues en temps utile. La récupération de la mémoire perdue est incertaine, très lente et coûteuse. C'est aux Pays-Bas qu'elle est le mieux organisée, en 11 mois en moyenne, au prix de 100 000 euros par personne.

D' 'autres informations et références sont résumées
dans le dépliant Drogues, suicide, alcoolisme : ma liberté, ma santé
dans la Page : Tabac, alcool : où en suis-je ?

et dans le livre Drogues, alcool : en parler en famille

 
  • Alcoolisme, prévention : parler à un lycéen

Bien des parents demandent comment parler à un lycéen tenté par l’alcool. À cet âge, on ne peut que lui dire : « C'est à toi de peser le pour et le contre. » Encore heureux s'il pose des questions sur le pour et le contre…
Les grands-parents pourront-ils rattraper ce qui aura manqué, sachant qu'il n'y a pas de conflit entre l'adolescent et eux ?
Ne comptez pas sur les programmes de prévention proposés dans les collèges et lycées sans impliquer les parents d'élèves : les résultats ont été décevants (Babor, Foxcroft). Toutefois, si le programme scolaire de prévention a été précédé d’une intervention des parents instruits par un livret, le comportement des adolescents est favorablement influencé (Turrisi).

On ne dit pas la même chose à tout le monde. Les parents voudront-ils regarder, au préalable où ils en sont eux-mêmes, en fait de cannabis, de tabac et d’alcool ? Où en sont les éventuels aînés du lycéen ? Quelle est l’ambiance dans la famille, comme indiqué plus haut ?

• Veut-il se conduire en mouton ? • Se défoncer ? • Quelles tentations prévoir ?
• Quels risques immédiats ? • Quel avenir scolaire et professionnel ? • Tient-il à sa liberté ?
• Quelle occasion saisir pour parler ?

• Se conduire en mouton ?
Le jour où il a dit « Je veux savoir qui je suis ! », lui a-t-on répliqué « La meilleure réponse, c’est que tu es unique, unique génétiquement et unique spirituellement. Il est normal qu'il se différencie de ses parents. Perdant ce point d'appui, il est normal qu'il se raccroche à un groupe et qu'il en adopte les comportements comme un mouton. Les parents l'admettent mais ils peuvent remarquer que chacun est libre de choisir de quel groupe devenir mouton. 
Que le jeune n'ait pas peur d’être un anormal s'il ne suit pas toutes les modes. Par exemple, beaucoup de loisirs commerciaux sont abrutissants. C’est voulu, parce qu’ils sont aux ordres de la publicité, qui est d’autant plus efficace que l’esprit critique est au plus bas. Est-il obligé de se laisser abrutir, lui aussi, par des spectacles débiles, des musiques débiles, des drogues ou de l’alcool ?

• Se défoncer ?
A-t-on demandé au lycéen ce qu’il pense du dopage ? Admet-il que c’est tricher par rapport aux autres et aussi par rapport à soi-même ? C’est vouloir se faire des illusions sur ses capacités. Les drogues et l’alcool, comme le dopage, servent à se faire du cinéma à soi-même. Par exemple, les gros buveurs font des récits glorieux de leurs cuites, alors qu’elles ont été minables.

Apprendre qui respecter est une base de l'éducation. Est-ce se respecter soi-même que de se "défoncer" ?
Éduquer, c'est aussi transmettre le goût d'être vrai. Est-il vrai avec lui-même, celui qui altère son propre psychisme ? Il s'imagine que cela ne durera pas plus qu'une cuite mais, si les cuites se répètent, on devient moins performant dans tous les domaines. Cette dégradation est lente, insidieuse, et l'intéressé n'en est pas conscient.

• Quelles tentations prévoir ?
Les parents ont-ils repéré si leur lycéen est plus vulnérable qu'un autre aux tentations qui viennent du dehors et du dedans ?

- Du dehors : par exemple les déceptions, l’isolement affectif, la timidité, un entourage de buveurs excessifs, le fait d’avoir été initié trop jeune à l’alcool, le fait de tenir l’alcool mieux que d’autres ? Curieusement, beaucoup de malades de l'alcool, comme Jack London, n'étaient nullement tentés par le goût de leurs boissons.
Un choc affectif peut entraîner un désir durable d'évasion. La presse a relaté qu'en Finlande, dans les semaines qui ont suivi un récent carnage dans un lycée, plusieurs garçons se sont tenus immobiles à proximité, en buvant de l'alcool jusqu'à l'ivresse. Les psychologues ont remarqué qu'à la différence des filles ils étaient peu capables d'exprimer leur ressenti.

- Ne pas participer à des “tournées”.
- Des cafés soldent quotidiennement des boissons alcoolisées durant les “Happy hours”.
- En discothèques la profusion de décibels pousse à boire pour rechercher l’effet anesthésique de l’alcool contre la douleur auditive.
Plus le son est intense et plus il fait chaud, plus il se vend d'alcool. À la longue, les oreilles fatiguent, comme chez les jeunes qui mettent le son au maximum sous le casque : il en résulte une surdité partielle qui amène à se réexposer au bruit, en cercle vicieux. Dès leur début, les pertes auditives sont définitives.
- En discothèque, la seule eau qu’on trouve à boire est l’eau chaude des toilettes.
- Les adeptes de sports collectifs, garçons et filles, organisent souvent des beuveries où ils visent à des records.
- Les matches de rugby se regardent en buvant.
- Le harcèlement au travail peut pousser à s’alcooliser.

- Du dedans : un tempérament dépressif non diagnostiqué, un caractère anxieux, impulsif, fugueur, avide de sensations fortes, intolérant aux frustrations, une fascinations pour les “drogues sans drogues” (être toxico des jeux débiles, des sites Internet débiles, de la télé, des excès sportifs, des jeux de hasard, etc.), un comportement moutonnier ?
Le besoin d'évasion est à la racine de bien des beuveries d'adolescents. Dès l'âge de trois ans, leurs parents ne les ont-ilss entraînés à faire face à leurs contrariétés ? Puis à ne pas dire oui à toutes leurs envies, en moutons de la publicité ?
Le besoin d'évasion peut aussi être signe d'un manque de confiance en soi, parfois d'une peur des autres ou de soi-même (Batel). Leurs parents leuront-ils donné assez d'occasions de réussites, par exemple dans des sports de santé ?

• Quel avenir scolaire et professionnel ?
Le lycéen a-t-il remarqué comment se détériorent les performances scolaires des camarades happés par les drogues et l’alcool ? Ils sont menacés d'absentéisme et de se retrouver un jour chômeurs, divorcés et à la rue.

Les sportifs s’abstiennent d’alcool avant les entraînements et les épreuves. Tout le monde le sait.

• Quels risques immédiats ?
Un lycéen se croit inoxydable. Plutôt que de brandir l'avenir éloigné, comme on l'a fait pour l'enfant de 11 ans, regarder l'avenir proche : grossesse-surprise (Ingersoll), sports, accidents, incendies, suicide. Les incendies sont fréquents alors que les pyromanes sont très peu nombreux : la plupart des incendies naissent au cours d'ivresses (Lindberg). Tandis que les suicides prémédités sont plutôt le fait des alcoolo-dépendants, les suicides impulsifs sont fréquents chez les jeunes lors d'ivresses (Conner).

Parmi les agressions sexuelles subies par les filles, 6% surviennent lors de "fêtes" à leur domicile, mais 29% lors de "fêtes" ailleurs (Young).
Demandez à un chauffeur de taxi qui travaille la nuit et en fin de semaine dans quel état on lui propulse les filles saoules. Combien de grossesses auront démarré dans l’alcool ? Combien de contaminations ? Les lycéennes alcoolo-droguées enceintes ne sont pas rares et beaucoup continuent à boire aux dépens de leurs fœtus.
Les porteurs du virus du sida négligent le préservatif quand ils ont trop bu (Kiene).

Le GHB, qui n’a aucun goût, se verse facilement dans un verre de jus de fruits, et la fille ne garde aucun souvenir de ce qui lui est arrivé pendant les trois quarts d’heure qui précèdent son réveil. Aux parents de mettre en garde. Des jeunes ont cru faire une économie en distribuant du GBL (gamma-butyrolactone), un solvant de peinture et produit de nettoyage censé se transformer en GHB dans l'organisme. Les victimes se sont retrouvées à l'hôpital dans le coma.

Une mode récente consiste à danser toute la nuit en se soutenant par une boisson gazeuse sucrée, le R.B., qui contient de la caféine et un autre stimulant, théoriquement inoffensif, la taurine éventuellement remplacée par l’arginine. Y ajouter largement de la vodka permet de tenir encore debout jusqu’au matin en étant ivre, mais ce mélange est loin d’être inoffensif. Il exposerait à des comportements violents. Le lendemain, le consommateur est épuisé. Certains des accidents auraient été mortels.

Sur route, en deux-roues comme en voiture, les médias ont relaté que la moitié des conducteurs accidentés durant les nuits de fin de semaine et âgés de 18 à 24 ans étaient en alcoolémie dépassée. Une alcoolémie dépassée multiplie pa huit le risque d'être responsable d'un accident mortel. Voir les détails sur les contrôles et les sanctions.

Les médias ne parlent que des morts sur les routes, oubliant qu'il y a plus de dix fois plus de blessés que de morts. Cet oubli choque les personnels des hôpitaux. Parmi les blessés, combien sont voués au fauteuil roulant, aux crises d'épilepsie, à des handicaps psychiques définitifs ! Dans les hôpitaux, les admissions en soins intensifs sont souvent liées à l'alcool (Uusaro).

Un adolescent se croit invulnérable.
Par contre, serait-il ravi d'avoir condamné au fauteuil roulant une personne à laquelle il tient ?

Comment l'alcool rend-il un conducteur dangereux ? D'abord, en le rendant insouciant de la ceinture, du casque, de la signalisation, de sa vitesse et de tous les risques. Le temps de réaction est allongé. Les yeux deviennent trop sensibles à l'éblouissement et trop peu sensibles aux distances ainsi que vers la droite et la gauche. La coordination des mouvements est perturbée.
Trop peu de gens savent avec quelle lenteur l'alcoolémie redescend : 0,15 g/l seulement par heure, autrement dit une heure par verre en trop. Aucun truc n'accélère cette descente.
Quant aux jeunes qui se seraient enivrés, qu'ils ne prennent pas de médicament contenant du paracétamol contre la gueule de bois : ce serait désastreux pour leur foie.

Chacun connaît la limite légale de l'alcoolémie au volant : 0,5 g/litre dans le sang, ce qui équivaut à 0,25 mg par litre d'air expiré. Pour la dépasser, il suffit de trois verres (vin, bière, apéritif, pastis, whisky), tels qu'ils sont versés au comptoir. En outre, certaines bières "fortes" apportent 40 grammes d'alcool par verre au lieu des 10 grammes traditionnels au comptoir. À 0,5 g/litre, le risque d'accident est déjà doublé. Ce risque est multiplié : par cinq à 0,7 g/l ; par 10 à 0,8 g/l ; par 35 à 1,2 g/l ; et par 80 à 2 g/l (Source : Sécurité routière). Le risque est encore multiplié si le conducteur est aussi sous l'influence du cannabis ou d'une autre drogue.

Cette progression explique l'échelle des sanctions applicables.
À 0,8 g/l, (ou en cas de refus du contrôle), c'est 3 ans de suspension ou d'annulation du permis avec retrait de 6 points, immobilisation du véhicule, plus deux ans de prison et 4.500 euros d'amende.
La sanction est aggravée en cas de récidive ou de présence d'une drogue illicite. En cas de blessures "involontaires", l'incarcération va de 3 à 5 ans, le permis peut être retiré pour dix ans et le véhicule est confisqué.
Entre 0,5 et 0,8 g/l , c'est jusqu'à 3 ans de suspension du permis, un retrait de six points et 135 euros d'amende.
Les contrôles routiers se font couramment même en l'absence d'infraction. Aux familles de ne pas se fâcher contre les contrôles de gendarmerie aux abords des discothèques : ils sauvent des vies.
En cas de condamnation judiciaire la compagnie d'assurances n'indemnise ni pour les blessures du conducteur, ni pour les dégâts du véhicule. La prime d'assurance peut être lourdement majorée, voire le contrat résilié.

Le mot “Fête” a-t-il le même sens pour les parents et pour les jeunes qui se croient obligés de commencer par six canettes de bière cul-sec ? Fête ? Acte libre ou moutonnier ? Quand des lycéens ou étudiants en préparent une, il n'est pas rare qu'un industriel de l'alcool délègue une camionnette de caisses de spiritueux : « Servez-vous à gogo, vous aurez un gros rabais (ou même je les offre) ! »
Le résultat escompté est qu'une minorité suffisante prenne l'habitude de se saouler chaque vendredi ou samedi et ne puisse plus s'en passer par la suite. Comment oublier que les trafiquants de drogues offrent gratis la première dose ?

En famille, prévoir toutes les situations :
- Les plus jeunes lycéens sont-ils assurés que leurs fêtes resteront sans alcool ? L’heure de leur retour a-t-elle été convenue ? Ont-ils un téléphone portable pour le cas où la soirée tournerait autrement qu’ils ne prévoyaient ?
Qu'ils refusent de monter dans le véhicule d'un inconnu tel qu'un "ami d'ami" ; ou dont le pilote aurait dépassé trois verres d'une boisson alcoolisée ou serait sous l'influence d'une drogue.
- Si un conducteur espère être resté modéré, qu'il souffle dans un éthylotest à usage unique qui coûte environ un euro.
- S'organiser autour d'un "conducteur désigné" qui ne boira pas d'alcool et reconduira les buveurs à bon port. La motocyclette n'offre pas facilement cet avantage. Cette solution est efficace dans l'immédiat mais elle a l'inconvénient d'encourager les autres à boire beaucoup trop et à en prendre l'habitude, ce qu'encouragent les professionnels de l'alcool.
- À défaut, finir la nuit dans un logis où un adulte est présent, ou dans une chambre d'hôtel à proximité, ou rentrer à pied…

Les jeunes sont sensibles à ce que leur coûte l'alcool : les dépenses d'alcool des gros buveurs s'élèvent en moyenne à 450 euros par mois.
Le coût pour la collectivité française, en sus du coût précédent, est estimé en 2003 à 17 milliards d'euros, soit près de 300 euros par tête et par an. La moitié de ce coût était issue des pertes de revenus et de production ; 20% du coût des accidents dus à l'alcoolisation ; et 15% des autres dépenses de santé générées par l'alcool.
17% des tâches des services d'urgence dans les hôpitaux français sont accaparées par les alcoolisations chroniques, sana compter les ébriétés épisodiques (Djenati).
Les gros buveurs sont en tête des perdants aux jeux de hasard.
Ce que les adolescents américains boivent avant l'âge légal rapporte chaque année 22 milliards de dollars aux distillateurs (Foster)
"Nos vies valent plus que leurs profits" aurait dit un homme politique.

L’objectif n’est ni une prohibition, ni de supprimer les overdoses d’alcool mais d’en réduire de moitié la fréquence, par exemple. L'objectif est aussi de protéger par priorité les plus jeunes.
Plutôt interdire de transporter de l’alcool au-dessous d’un certain âge, ce qui est vérifiable sur la voie publique, que d’interdire d’en acheter.
Toute action sera toujours insuffisante, tout succès ne sera que partiel, mais cela ne veut pas dire échec.
Malheureusement, pour trop de politiciens, les familles sont ignorées : seules l’école et les associations sont capables de prévention.

 Tient-il à sa liberté ?
Tout le monde tient à sa liberté. Le lycéen sait-il qu'on peut devenir accroché, esclave de l'alcool, comme avec une drogue dite dure ? Cela arrive petit à petit, sans bien s'en apercevoir, par paliers.
La première étape de la dépendance alcoolique, c'est d'être incapable, tous les jours, de s'arrêter après le deuxième ou le troisième verre. L'intéressé ferme les yeux sur son impression d'être pris dans un engrenage.
L'étape suivante de la dépendance alcoolique, c'est la galère de l'état de manque matinal, qui ne se calme qu'avec l'alcool. Il est alors évident que le buveur est alcoolique, c'est-à-dire atteint d'alcoolisme, mais c'est bien avant cette étape qu'il a perdu une partie de sa liberté.
La liberté qui est perdue, c'est la liberté de boire modérément. Elle est perdue pour toujours.
Quand la dépendance survient, c'est en moyenne vers l’âge de trente ans environ.
De tous les états de manque, celui de l'alcool est le seul à mettre la vie en danger, sous la forme du delirium tremens. Ainsi, quand l'alcool est devenue une drogue pour le consommateur, il est au moins aussi dur que les plus dures.

Le lycéen acceptera-t-il de lire un livre écrit par un rétabli de l’alcool, comme Lucien, Jack London, Laure Charpentier ? Regardera-t-il l’auto-questionnaire “Tabac, alcool : où en suis-je ?” que ses parents peuvent copier-coller et imprimer à partir de ce site ?

• Quelle occasion saisir pour parler ?
S’il a eu des ivresses répétées, attendre qu’un coup dur offre une occasion. Alors, ne pas le contrecarrer, mais plutôt “rouler avec la résistance en utilisant la force qu’elle contient”, comme le préconise W. Miller. Autrement dit, accepter qu’il dise quels avantages il trouve à continuer avant d’envisager les inconvénients à continuer. De même pour les inconvénients à changer, avant les avantages à changer. Voir le questionnaire ci-dessus, à la section 4 " Si je ne suis pas encore accroché, quel choix ?"
Le buveur récite ses prétextes pour boire. L'écouter poliment mais ne pas en être dupe. La dépression est souvent invoquée mais elle est plus souvent consécutive à la dépendance qu'à l'origine des excès. Les étudiants en médecine boivent d’autant plus qu’ils sont plus jeunes, impulsifs, dépressifs, joueurs, fumeurs et consommateurs de drogues (Shah).

C’est ici que les parents peuvent utiliser l’enquête de rue sur les motifs conscients déclarés par les jeunes pour refuser les excès d’alcool : ce ne sont plus les parents qui disent ces motifs. Beaucoup de ceux qui ont répondu étaient des jeunes. Ces motifs peuvent être copiés-collés et mis en désordre en supprimant les numéros et la colonne des pourcentages. Imprimés alors, ils peuvent être remis à l'adolescent pour qu'il y réfléchisse seul ou avec ses amis et sans avoir à communiquer ses réponses.

Les parents peuvent demander au proviseur ou au principal d'appeler, pour donner son témoignage, un membre d'une des associations de buveurs rétablis mentionnées plus loin. Si l'association tarde à être agréée, le chef d'établissement garde le droit de faire appel à une personne de son choix.

Si les ivresses se répètent, les parents doivent savoir que c’est l’indice d’un risque accru de suicide (Windle). Qu’ils ne craignent pas de mettre la conversation sur d’éventuelles idées noires.

 

• Alcool : comment refuser le premier verre en trop ?

Comme c'est par politesse qu'il est offert, il ne faut pas être moins poli pour le refuser, ni en avoir l'air honteux. C'est dans un sourire et les yeux levés qu'on peut répondre, par exemple : « Non merci : maintenant, pour moi, c'est de l'eau bien fraîche ou des jus de fruits ! » ou « Non merci, maintenant je me shoote aux jus de fruits ! ». Combien de grossesses ont démarré dans l'alcool ! Combien de contaminations ! Une cuite en vaut-elle la peine ?
La jolie fille peut aller jusqu'à demander, si le garçon insiste : « Au fond, pourquoi est-ce que tu me rajoutes de l'alcool ? »

Savoir refuser est d'autant plus intéressant que les alcoolo-dépendants ont été bien plus nombreux à entrer dans leur carrière buveuse comme des moutons que poussés par un mal-être psychique. Ils ont bu comme les autres : pour oublier, draguer, affronter le week-end, transgresser. Ainsi la prévention de l'alcoolisme est-elle bien plus simple qu'on ne l'imagine.

Dès l'âge du lycée, il est bon que le jeunet soit informé des trois clignotants rouges :

Ne jamais se servir de l'alcool comme médicament, par exemple   contre l'anxiété, le surmenage, les contrariétés !

Jamais pour noyer un chagrin !

Ne jamais boire seul !

 

• Alcool : que faire si l'on me ramène mon enfant ivre-mort ?

Je vérifie qu’il respire bien et que ses ongles ne sont pas bleuis. Sinon, il faudra qu’un pompier (Tel 18), un secouriste ou un médecin aspire le contenu des voies respiratoires.
Je compte le pouls, qui ne doit pas battre à plus de 100 coups par minute. Si je possède un appareil à tension électronique, je vérifie que la tension maxima reste entre 90 et 150 mm de mercure.
Je recherche les traces d'un choc sur le crâne.
J'examine s'il a été détroussé
de ses papiers, clés, argent, téléphone portable, carte de crédit, montre, bijoux…
Je place le comateux sur un matelas, tourné sur le côté pour que ses vomissements s’écoulent sans l’étouffer. Je protège le matelas des vomissements et autres déjections.

Je le photographie dans ces conditions et je recommence s'il se souille.

J’empêche le comateux de se refroidir en le couvrant abondamment.

J’organise une surveillance permanente, pour ne pas négliger des troubles respiratoires ou des convulsions. Il est rare qu'un médecin juge utile d'injecter un antidote.
Chez un enfant, le coma alcoolique est dangereux, avec un risque d’hypoglycémie. La surveillance doit être médicale.

Ultérieurement, la question d’une grossesse débutante et d'une contamination se posera.

 
• Alcool : parler à une femme enceinte

Le premier mois de la grossesse est un autre moment capital parce que la femme enceinte a les meilleures raisons de s'abstenir d'alcool.
En effet, les canettes de bière en trop des femmes enceintes détériorent les cerveaux en développement : c'est l'embryo-fœtopathie alcoolique, cause d'un quart des handicaps mentaux incurables.
Voir la Page
Grossesse, alcool et handicap mental.
Toute grossesse débute si discrètement qu'il ne faut pas l'attendre pour en avoir parlé.

Le neuvième mois de la première grossesse n'est pas moins intéressant. C'est souvent le premier moment où une femme écoute les conseils depuis sa pré-adolescence.
Y a-t-il lieu de lui murmurer qu'elle ne serait pas ravie de voir son bébé estropié dans une voiture conduite en alcoolémie ?
Ni de voir le père de son bébé licencié pour un motif quelconque, en réalité ses excès d'alcool ?
Ni de voir l'enfant grandir dans une famille dévastée par l'alcool et les drogues ?
Autant de sujets de conversation à poursuivre avec le père de son foetus.
Consulter la Page L'enfant d'alcoolique

 
• Alcoolisme : parler à celui qui est accroché

C'est trop long à expliquer dans un site Internet, d'autant plus que ce sont des alcoolo-drogués qu'on voit de plus en plus. C'est pourquoi j'ai publié le livre :
Drogues, alcool : en parler en famille

Ce livre indique aussi d'autres lectures et les ressources disponibles au service des personnes atteintes et de leur entourage. On y trouvera aussi comment l'entourage risque de devenir co-dépendant, c'est-à-dire malade à son tour de "se battre contre l'alcool" en voulant aider l'alcoolique ; et comment son rôle deviendra immense après le sevrage d'alcool, pour répondre au besoin d'affection du rétabli. Si le buveur se sent rejeté, il boira de plus belle.

Les parents ne savent pas toujours les différences entre un buveur menacé, un alcoolo-dépendant ou un convalescent. Ils peuvent se renseigner par :
• Les lignes d'écoute et de soutien téléphonique :
- Alcool écoute info : 0811 91 30 30
- Fil santé jeunes : 3224
• les Pages : L'enfant d'alcoolique et Tabac, alcool : où en suis-je ?

En gros, la dépendance est évidente pour l’entourage le matin au réveil, quand se manifestent le tremblement, les sueurs et les nausées. Aux autres heures de la journée, quand le malade dissimule ses consommations et nie ses excès.
En pareil cas, l’entourage doit éviter les conversations sur les quantités de boissons.
Il vaut mieux aller droit à la souffrance, donc n’aborder le sujet que dans l’heure qui suit le réveil, pour compatir à la dépression ou à l’angoisse, et pour apporter de l’espoir.

Devant un alcoolo-toxicomane, il faut se poser la question de troubles psychiques, donc de bénéficier d'un diagnostic par un psychiatre, ce qui peut nécessiter des étapes : le CSAPA (Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), précédé par le médecin généraliste, lui-même précédé par une personne rétablie de l'alcool qui rendra visite au malade pourvu qu'il en accepte le principe.
Le rétabli accompagnera le malade, mais c'est celui-ci qui prendra lui-même son rendez-vous, non sans s'être montré ambivalent et velléitaire.

Pour trouver cette personne, voici les sites ou adresses des principales associations de buveurs rétablis, dont les dizaines de milliers de bénévoles s'empressent de témoigner et d'aider :
Alcool Assistance-Croix d’Or 
• La Croix Bleue
• Alcooliques Anonymes
• Vie Libre
Fraternité Saint Jean-Baptiste
Alcool écoute Joie Santé
Narcotiques Anonymes France

Vous-même, vous serez puissamment aidé par les "groupes d'entourages"
d'Alcool Assistance-Croix d’Or
ou par l'association Al-Anon.
Surtout, soyez-en convaincu : on voit des rétablissements magnifiques, pourvu que le rétabli reste en lien avec son thérapeute et avec son groupe d'entraide, dans lequel il se choisira un confident (Batel). Cette réussite est possible à domicile, c'est-à-dire en l'absence d'hospitalisation et elle renforce alors le sentiment d'efficacité (Batel).
Les rechutes sont fréquentes et dangereuses si le malade n'a pas été préparé à téléphoner à un confident dès la premier verre de la réalcoolisation.

Le sevrage du tabac gagne à être débuté en même temps. Sa réussite influence favorablement la dépendance à l'alcool.

 

• Alcoolisme : parler à celui qui n'est pas encore accroché

S’entretenir avec un buveur excessif qui n’est pas encore dépendant n’est efficace que si on évite de le heurter.

Par exemple, on préfère les questions ouvertes, comme :
« Comment vous voyez-vous dans deux ans ? »
« Entre l’alcool et vous, qu’est-ce qui se passe ? »
« Des ennuis vous sont peut-être arrivés à cause de vos consommations ? »
« Comment vos consommations vous auraient-elles empêché de faire ce que vous vouliez ? »
« Comment vos consommations auraient-elles causé du souci à votre entourage ? »
« Qu’est-ce qui marcherait si vous commenciez à changer ? »
« Si vous continuez comme maintenant, qu’est-ce qui pourrait vous arriver ? »

Reformuler les réponses en écho pour explorer l’ambivalence, les contradictions, le choix des moyens, les obstacles. Exemples :
- Echo nuancé : « Vous avez raison de préciser que … On n’y a peut-être pas suffisamment réfléchi. »
- Echo amplifié, en exagérant un peu : « Vous pensez peut-être que … »
- Echo avec rappel d’un propos contradictoire : « En même temps, vous n’envisagez pourtant pas, pour l’instant, de rien changer. »
Accepter les convictions du buveur sans les critiquer. Commencer par un compromis.

Les questions fermées sont à réserver à un entretien ultérieur pour mettre en balance les avantages à continuer, les inconvénients à continuer, les inconvénients à changer et les avantages à changer.

• Les avantages à continuer : votre expérience, après boire ?
- Êtes-vous plus optimiste ?
- Avez-vous la conversation plus facile ?
- Êtes-vous plus entreprenant ?
- Êtes-vous plus attractif ?
- Vos soucis s'envolent-ils ?
- Est-ce que je vous vous endormez plus facilement ?

• Les inconvénients à continuer ?
- Davantage de risques en conduisant ?
- Plus de peine à vous concentrer ?
- Vos performances : moins splendides ?
- Votre humeur : plus agressive ?
- Un risque de faire mauvaise impression ?
- En train d’être pris dans un engrenage ?
- Hypertension artérielle ?
- D'autres risques pour votre santé ?

• Les inconvénients à changer ? Craignez-vous :
- De vous sentir tendu, anxieux ?
- D’être moins brillant ?
- De trouver les fêtes moins drôles ?
- D’être plus énervé par les coups durs ?
- De perdre un plaisir ?

• Les avantages à changer ?
- Conduiriez-vous moins dangereusement ?
- Finies les gueules de bois ?
- Un meilleur sommeil ?
- Donneriez-vous une meilleure image de vous ?
- Vous ferait-on moins de remarques en famille ?
- En temps ordinaire, seriez-vous mieux en forme ?
- Vous resterait-il davantage pour d'autres dépenses ?

Renforcer les sentiments de liberté, d’efficacité en s’appuyant sur des succès passés.
Ces entretiens dits “motivationnels” consistent à “rouler avec la résistance en utilisant l’énergie qu’elle contient” (WR Miller).

 
• Alcoolisme, prévention : Références

Voir les Références du livre Drogues, alcool : en parler en famille et des Pages sur les motifs déclarés pour résister à l'abus d'alcool
Excès d'alcool : Références sur les motifs de modération ou de vie sans alcool

Nous avons emprunté plusieurs remarques à la Page
www.prevention.ch/alcoolpourenparleraveclesados.htm

• Livres écrits par des rétablis de l'alcool :
- Lucien. L’enfant qui jouait avec la lune, 7° édition. Mulhouse, Salvator 1990
- Chabalier H. Le dernier pour la route. Chronique d’un divorce avec l’alcool. Paris, Robert Laffont 2004
- Le Moigne J-L. Jusqu’à la lie. Témoignage d’un alcoolique guéri. Paris, Robert Laffont 1981
- Boudaoud A. Renaître. J’ai vaincu mon alcoolisme. Mulhouse, Salvator 1985
- London J. Le cabaret de la dernière chance. Paris, Union Générale d’Edit 1974
- Gologo M. Le rescapé de l’éthylos. Paris, Présence Africaine 1963
- Charpentier L.Toute honte bue. Paris, Denoël 1989
- Reggiani S.  Dernier courrier avant la nuit. Paris, L’Archipel 1995

• Pour les familles :

- Sécurité routière. http://www.securiteroutiere.gouv.fr/IMG/pdf/depliant_ethylo_22oct07.pdf

• Pour les professionnels de santé :

Vous êtes dispensé de vous rendre en bibliothèque pour consulter la plupart des références citées dans ce site. Depuis 1966, plus de mille périodiques de sciences médicales sont accessibles grâce à Medline-Pubmed. Si une citation vous intéresse, vérifier qu'en haut et à gauche le cadre Search contient Pubmed. Dans le cadre suivant, inscrire le nom du premier auteur suivi de sa ou ses initiales ; facultativement le nom du second auteur ; enfin l'année.
Par exemple, inscrire Schmidtke A 1988
Le Résumé s’affiche aussitôt, avec souvent l’adresse e-mail de l’auteur. Celle-ci vous permet de lui demander le texte in-extenso de son article en pièce jointe (“attached file”) à un courriel.


- Babor T, Caetano R, Casswell S et al. Alcohol: no ordinary commodity. Research and public policy. Oxford and London, Oxford University Press 2003
- Batel Ph, Nédélec S. Alcool : de l'esclavage à laliberté. Récits de vie commentés. Paris, Demos, 2007
- Conner KR, Hesselbrock VM, Schuckit MA, Hirsch JK, Knox KL, Meldrum S, Bucholz KK, Kramer J, Kuperman S, Preuss U, Soyka M. Precontemplated and impulsive suicide attempts among individuals with alcohol dependence. J Stud Alcohol. 2006 Jan;67(1):95-101
- Dally S. Polyconsommations : évaluation des conséquences et des problèmes médicaux associés. Alcoologie et Addictologie 2007; 29(4): 363-369
- Danel T, Karila L, Mézerette C. Syndrome dysexécutif et addictions. Alcoologie & Addictologie 2007; 29(1): 27-32
- Djenati Z, Bardoux A, Becker T, Youssef N, Alarcon P, Gower-Rousseau C, Paradis P. Prévalence de l'abus d'alcool chez des patients admis aux urgences. Alcoologie et Addictologie 2008;30(2);181-185
- Donnadieu S. Mésusage d'alcool. Repérage et intervention en milieu scolaire. Alcoologie & Addictologie 2003; 25 (4S): 70S-71S

- Foster JH, Powell JE, Marshall EJ, Peters TJ. Quality of life in alcohol-dependent subjects - a review. Quality of Life Res 1999; 8: 255-261

- Foster SE, Vaughan RD, Foster WH, Califano JA Jr. Estimate of the commercial value of underage drinking and adult abusive and dependent drinking to the alcohol industry. Arch Pediatr Adolesc Med. 2006 May;160(5):473-8.
- Foxcroft DR, Ireland D, Lister-Sharp DJ et al. Longer-term primary prevention for alcohol   misuse in young people: a systematic review. Addiction 2003; 98: 397-411
- Ingersoll KS, Ceperich SD, Nettleman MD, Karanda K, Brocksen S, Johnson BA. Reducing alcohol-exposed pregnancy risk in college women: initial outcomes of a clinical trial of a motivational intervention. J Subst Abuse Treat. 2005 Oct;29(3):173-80
- ISPA Lettres aux parents : http://www.sfa-ispa.ch/index.phpIDtheme=31&IDarticle=1542&IDcat8visible=1&langue=F.
- Kiene SM, Simbayi LC, Abrams A, Cloete A, Tennen H, Fisher JD. High rates of unprotected sex occurring among HIV-positive individuals in a daily diary study in South Africa: the role of alcohol use. J Acquir Immune Defic Syndr. 2008; 49(2): 219-226
- Kolves K, Varnik A, Tooding LM, Wasserman D.The role of alcohol in suicide: a case-control psychological autopsy study. Psychol Med. 2006 Jul;36(7):923-30. Epub 2006 May 2.
- Lindberg N, Holi MM, Tani P, Virkkunen M. Looking for pyromania: characteristics of a consecutive sample of Finnish male criminals with histories of recidivist fire-setting between 1973 and 1993. BMC Psychiatry. 2005 Dec 14;5:47.
- Martin BA, McCoy TP, Champion H, Parries MT, Durant RH, Mitra A, Rhodes SD. The role of monthly spending money in college student drinking behaviors and their consequences. J Am Coll Health. 2009; 57(6): 587-596
- Michaud PA. Dépister, investiguer et traiter le mésusage d'alcool chez les adolescents.   Alcoologie &   Addictologie 2003; 25 (4S): 37S-50S
- Miller WR. Enhancing motivation for change in substance abuse treatment. Rockville, MD, US Dept health Human Serv, Center Subst Abuse Treatm, 1999
- Ramisetty-Mikler S, Caetano R Alcohol use and intimate partner violence as predictors of separation among U.S. couples: a longitudinal model J Stud Alcohol. 2005 Mar;66(2):205-12
- Shah AA, Bazargan-Hejazi S, Lindstrom RW, Wolf KE. Prevalence of at-risk drinking among a national sample of medical students. Subst Abus. 2009; 30(2): 141-149.
- Symposium : Conduites addictives et troubles cognitifs. Alcoologie &   Addictologie 2004;  26 (2): 163-177
- Uusaro A, Parviainen I, Tenhunen JJ, Ruokonen E. The proportion of intensive care unit admissions related to alcohol use: a prospective cohort study. Acta Anaesthesiol Scand. 2005 Oct;49(9):1236-40.
- Turrisi R, Larimer ME, Mallett KA, Kilmer JR, Ray AE, Mastroleo NR, Geisner IM, Grossbard J, Tollison S, Lostutter TW, Montoya H. A randomized clinical trial evaluating a combined alcohol intervention for high-risk college students. J Stud Alcohol Drugs. 2009; 70(4): 555-567
- Welsh J, Buchsbaum D, Kaplan C. Quality of life of alcoholics and non alcoholics: does   excessive drinking make a difference in an urban setting? Qual Life Res 1992; 2: 335-340
- Windle M. Suicidal behaviors and alcohol use among adolescents: a developmental psychopathology perspective. Alcohol Clin Exp Res 2004; 28 (5): 1 S-9 S
- Young A, Grey M, Abbey A, Boyd CJ, McCabe SE. Alcohol-related sexual assault victimization among adolescents: prevalence, characteristics, and correlates..J Stud Alcohol Drugs. 2008;69(1):39-48

 

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Relire ci-dessus:

Alcoolisme, prévention : avant de parler, l'ambiance !
Alcoolisme : parler avant l'entrée au collège

• Alcoolisme, prévention : parler à un lycéen
Alcool : comment refuser le premier verre en trop ?
• Alcool : que faire si on me ramène mon enfant ivre-mort ?
• Alcool : parler à une femme enceinte

Alcoolisme : parler à celui qui est devenu dépendant
• Alcoolisme : parler à celui qui n'est pas encore accroché
• Alcoolisme, prévention : Références

 

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