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B,
Variations des options
et comportements.
On envisagera les
variations dans le travail détude, le logement,
le statut matrimonial et divers comportements.
Variations
du travail détude
Ceux qui sèchent
plus du tiers des enseignements facultatifs placent en tête
les explications suivantes : pédagogie
contestable 64%, polycopiés et livres suffisants
63%, autres occupations indispensables 56%, trajets 41%,
convenances personnelles 36%. Les facteurs positifs dassiduité
sont exceptionnellement la personnalité de lenseignant
et plus souvent les détails ajoutés verbalement
par celui-ci, jugés utiles pour les examens.
En dehors des périodes dexamens, le travail
après dîner est infime chez 54% :
moins de 6 h par semaine. Ceux qui en font 3 h
au moins sont 37% (26-36-50-45). Même en P2, 31% seulement
en font 10 h ou davantage par semaine. En période
dexamens, 19% ne travaillent que moins de 3 h
par semaine : proportion à rapprocher à
celle des collés.
La sous-colle
a peu de succès. Toutefois, ceux qui sous-collent
plus de deux semaines par an augmentent régulièrement
de P 2 (30%) à D 4 (60%). Ceux qui déclarent
travailler mieux en sous-colle que seuls ne sont que 42%.
Les explications les plus fréquentes sont que leur
efficacité personnelle les satisfait, que leur
caractère sy prête mal et quils
nont pas trouvé de sous-colleur idoine. 38%
ont abandonné la sous-colle et 43% regrettent de
ne pas sous-coller.
Les étudiants ne font pas mystère daimer
sortir tard le soir avec des amis et davoir eu de
longues périodes de fainéantise : surtout
en D 5 (30%), mais même en P 1 et P 2.
Aucune année ne tombe au-dessous de 13%.
Priés de coter
leur efficacité étudiante en y intégrant
leurs performances, leur temps disponible, leur capacité
de concentration, leur mémoire et leur intérêt
pour le programme par comparaison avec ce quil était
en P 1, les étudiants des années ultérieures
la jugent supérieure. Dans lensemble, ils narrivent
pas à se concentrer plus de deux heures de suite.
Leur capacité de concentration est amoindrie par
rapport à lannée précédente
pour 30%. Elle accuse une chute nette en D 3.
50% sont déterminés
à préparer linternat (47-66-29-45).
Parmi les autres, la date de la décision dabandonner
se situe en P 1 pour 9%, en D 2 pour 23%, en
D 3 pour 32%, en D 4 pour 18% et en D 5
pour 18%.
Loption
pour un logis indépendant.
60% résident
dans leur famille (74-76-45-33), ce qui entraîne un
surcroît de transports chez 39%, de fatigue chez 31%.
Loption pour un logis indépendant fait un bond
en D 3. Les motifs les plus souvent mentionnés
sont :
- Convenance personnelle : 68% (69-75-90-57) ;
- Vivre en couple : 50% (17-40-50-79) ;
- Conditions défavorables au travail : 33% (60-40-37-12) ;
- Difficultés dentente ave les parents :
33% (25-22-78-21).
Si lon quitte sa famille en P 2, cest pour
des raisons techniques (trajets, conditions de travail).
En D 3, cest pour des raisons affectives (convenance
personnelle, vivre en couple, difficultés dentente).
Dans lensemble, les difficultés sérieuses
dentente avec les parents sont rares sauf en D 3.
La dépense
entraînée par le logis indépendant
est minime pour la majorité (51%) sauf à
partir de D 3. Une minorité admet que quitter
le logis familial a pour conséquences un surcroît
dactivités rémunérées,
de transports, de conditions défavorables au travail
et de surmenage.
Date et
conséquences de la vie en couple.
26% des étudiants
vivent en couple (2-9-21-63), soit un peu plus tard que
loption pour un logis indépendant. Le conjoint
est étudiant en médecine une fois sur trois
et il nest obligé dinterrompre ses études
quune fois sur six. La vie en couple serait sans influence
sur les études pour 61% et elle les faciliterait
plus souvent quelle ne leur nuirait. Toutefois, cette
vie entraînerait un surcroît de :
- Tâches ménagères : 67%,
- Loisirs, invitations : 66%,
- Courses : 60% (0-40-75-63),
- Activités rémunérées :
33%,
- Transports : 28%,
- Surmenage 21%.
Des enfants sont
à la charge de 13% des étudiants (0-0-8-28).
La naissance du premier enfant survient généralement
en D 4 ou D 5.
3% sont divorcés ou séparés.
Variations
de divers comportements
La pratique régulière
dun sport qui demande pas mal dendurance,
en dehors des périodes dexamens varie de P 1
à P 2, D 1, D 3, D 5 : 36-26-36-20-28%.
Les activités syndicales, politiques, culturelles
et religieuses tendent à diminuer :
- Syndicales : 3% (0-0-5-7),
- Politiques : 6% (8-2-11-7),
- Culturelles, artistiques : 17% (15-19-21-16),
- Religieuses : 9% (4-10-17-9)
- Autres : 11% (14-7-33-6). Il sagirait de bénévolat,
selon des étudiants interrogés verbalement.
Le travail rémunéré a été
décrit ci-dessus au titre des contraintes mais il
pourrait se ranger aussi parmi les options si lon
admet, avec le CREDOC et lIREDU, quil est étroitement
lié au logis et à la vie en couple, mais peu
aux ressources des parents.
Linélasticité du temps de loisirs
est à rappeler ici, à propos des étudiants
de toutes disciplines.
Le surmenage aurait pu être réduit par
un emploi différent du temps selon 27% (26-30-54-16).
Des erreurs
mineures dappréciation, dorganisation
et de comportement auraient eu des conséquences
disproportionnées dans des vies détudiants,
de leur propre aveu.
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