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Les aspects scientifiques
Nous n'avons trouvé
aucune publication scientifique antérieure sur
les motifs conscients des jeunes qui refusent les drogues.
Les circonstances et comportements corrélés
avec le refus des drogues (Glantz), les motifs des toxicomanes
pour se soigner et les motifs de ceux qui les soignent sont
des sujets différents.
Nous n'avons
interrogé personne au-dessus de 32 ans, les groupes
de discussion ayant montré que les trafiquants
cessent alors d'exercer leurs pressions, sauf dans certains
microcosmes. Cela, bien que ni la propension à la toxicomanie
alcoolique, ni la possession d'argent ne cessent à
32 ans.
Les groupes de discussion
ont craint qu'évoquer directement la mort ou le SIDA
soit ressenti par les personnes interrogées comme un
moyen brutal pour les influencer. Le risque sanitaire n'en a
pas moins été correctement apprécié.
Les groupes de discussion ont omis des motifs non négligeables,
comme :
Le refus de se laisser entraîner comme un mouton ;
Les risques en conduisant des véhicules
à moteur ;
Le risque d'actes violents, notamment sous l'influence
du cannabis et du crack ;
Le danger du tabac habituellement associé
au cannabis.
Refuser d'enrichir les réseaux d'agriculture
dévoyée et de divers trafics.
La valeur d'une
relation de confiance
en cas de cap difficile à passer a été
la réponse prioritaire à la question ouverte.
La valeur prédictive des réponses à
cette question se révélerait en la répétant
à longs intervalles.
Les réponses
divergentes aux motifs :
1, Je tiens à ma santé : 84%
12, Virus dans les seringues
qui circulent : 55%
signifie-t-elle que le risque mortel des virus est
sous-estimé ?
Ou que le motif de santé est jugé à lui
seul assez important pour qu'on n'ait pas besoin de spécifier
le risque viral ?
Ou plutôt que les drogues actuellement commercialisées
ne requièrent pas toutes une seringue, puisque 24%
ont répondu ici "Ce n'est pas un motif pour moi."
?
Ou qu'on imagine n'être jamais exposé à
l'échange de seringues ou de pailles ? En tout
cas, les risques sanitaire étaient jugés importants.
L'inégale
importance accordée aux divers motifs résulte-t-elle
d'une inégale information ou d'une inégale
acceptation des informations ?
On l'ignore.
La question n°
18 a renseigné sur trois groupes. Parmi les 300 personnes
qui disaient ne pas vouloir se droguer, 146 ont déclaré
avoir essayé. Ainsi, dans la population générale,
qui inclut aussi les drogués, la majorité
des jeunes ont fait au moins un essai.
Parmi ceux visés par le sondage, 17% seulement ont
répondu que cela ne leur a pas plu.
Les 83% restants ont-ils jugé cette expérience
comme indifférente ou positive ?
Nous l'ignorons, mais non sans remarquer qu'actuellement ce
troisième groupe s'est ravisé et ne veut pas
se droguer.
Les motifs "Je
veux rester maître de moi", "Rester
libre", "Fonctionner normalement",
peuvent être classés comme un besoin de liberté,
ou un besoin d'intégrité psychique, ou une
régulation psycho-physiologique.
Ils ont été déclarés plus importants
que la régulation morale ou financière.
Les attitudes face
à la drogue ou à l'alcool diffèrent
en ce que 72% des motifs pour ne pas se droguer ont
été jugés importants par la majorité,
contre 25% des motifs pour rester modéré
face à l'alcool ("Je dois conduire",
la maîtrise de soi, la lucidité, l'absence de
besoin et l'aptitude à surmonter les épreuves
autrement) (1) . Il ne s'agit pas d'une distinction entre
abstinence d'un côté et modération de
l'autre, car les abstinents d'alcool ne se sont distingués
des modérés que par leur mauvaise tolérance
(1).
On peut conclure
que l'alcool a été déclaré
nettement moins dangereux que la drogue. L'information
a-t-elle été suffisante ?
Parmi les motifs éthiques
contre la drogue (n° 9, 10, 15, 16, 17), deux étaient
jugés importants par la majorité, tandis que le
premier motif éthique contre l'alcool n'a obtenu que
40% des suffrages.
Les motifs qui sont
les mêmes
pour refuser les drogues et le suicide sont présentés
dans les résultats du sondage
Suicide, prévention :
raisons de vivre déclarées
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