|
Qui peut vous aider ?
Les ressources
Appeler une ligne d'écoute
et de soutien par téléphone ou Internet :
- Déclic Familles et Toxicomanies : 04 67 58 17 75
et 04 67 92 92 87 (la nuit)
- Drogues info service : 0800 23 13 13
- Écoute cannabis : 0811 91 20 20
- Alcool écoute info : 0811 91 30 30
- Sida info service : 0800 840 800
- Hépatites info service : 0800 845 800
- Fil santé jeunes : Tél 3224 ou www.filsantejeunes.com
- Croix-Rouge Écoute 0800 858 858
Trouver une structure d'accueil
dans votre région : Drogues
Info Services
Les associations sont
irremplaçables pour informer et soutenir les parents,
les réunir en groupes de parole, aider à rencontrer
un rétabli de la drogue redevenu capable de projets,
orienter vers les structures de soins et de réinsertion,
faciliter les visites dans les lieux de soins.
Par exemple,
Jeunesse
sans drogue en Provence-Côte d'azur ;
Le Phare
à Lyon
Déclic
Familles et Toxicomanies à Montpellier ;
Stop à la drogue dans le Nord ;
Parenthèse
à Perpignan
PointRelais
Oxygène et Tempo
à Valence
Espace Indépendance
à Strasbourg
Centre Chimène
à 92 Issy-les-Moulineaux
Narcotiques
anonymes à 93 Montreuil
La FNAPT (Fédération
Nationale des Associations de Prévention des Toxicomanies)
.
Pour correspondre par courriels :
En Alsace, composer : association.paradrogue et
ajouter : @laposte.net
Dans le Rhône, composer : lephare69 et ajouter : @libertysurf.fr
En Val-d'Oise, composer : edvo et ajouter :
@wanadoo.fr
Dans l'Aisne, composer : ass.apte et ajouter :
@wanadoo.fr
À Montpellier, inscrire declic4 et ajouter : @wanadoo.fr
Autour d'un prêtre,
P. de Parcevaux, à Paris et dans le Haut-Rhin,
La Luciole offre aux jeunes toxicomanes un espace d'écoute
et de soutien ; et aux parents des groupes de parole
et de formation : 15 rue Philippe de Girard, 75010 Paris
Tel : 01 40 34 17 66 http://www.laluciole.info
En Belgique, www.trempoline.be
et www.guidesocial.com/phenixnamur
Accompagner
Accompagner le jeune dans ses
démarches administratives, éventuellement rétablir
ses droits sociaux.
Si le jeune est réellement
devenu client dun trafiquant, aux parents de prendre
eux-mêmes conseil d'un médecin généraliste
éprouvé (pas celui qui répond que c'est
banal et que ça passera). Il sera lié par
le secret professionnel, mais lui demander s'il est disposé
à garder ultérieurement le contact avec vous
et à vous guider.
La priorité est de bénéficier d'un
diagnostic. Si le jeune est majeur, ne l'accompagner que
s'il le demande.
Chez le professionnel, les
drogués répondent volontiers à la question :
Depuis un an, combien de fois avez-vous pris une drogue illicite
ou un médicament sans motif médical ? (Smith).
Au professionnel de démêler sil existe
déjà une dépendance, si la drogue est
l'unique problème et si les dommages psychiques en
sont davantage la conséquence que la cause.
Certains professionnels imaginent
que leur tâche principale est de discerner pourquoi
le jeune est devenu un toxico. Il leur paraît logique
délucider les causes dans lespoir dagir
sur elles, ce qui reste à vérifier. Il est
moins décevant de motiver pour changer.
Le jeune ne va pas manquer
de rejeter la responsabilité sur ses parents, ses enseignants
jugés incompréhensifs, la société,
les problèmes qui lui "prenaient la tête".
À l'intervenant d'être chaleureux, capable d'écoute
et capable d'attirer la confiance, sans se rendre dupe.
Les parents, comme les professionnels,
auront à "faire alliance" avec le toxico,
ce qui ne signifie pas être complices.
Le médecin de famille
peut être associé, dans un réseau,
à des organismes publics. Sinon, avec son accord, on
peut sadresser à une Consultation pour
jeunes consommateurs, habituellement adossée
à un CSST (Centre spécialisé de soins
aux toxicomanes) ou à un CSAPA (Centres de Soins dAccompagnement
et de Prévention en Addictologie). Les soins y sont
gratuits.
Lhospitalisation est
loin dêtre toujours nécessaire. Cela
dépend de la santé physique et psychique et
de l'ambiance familiale.
Beaucoup de fumeurs de cannabis
diminuent leurs consommations ou demandent un traitement vers
l'âge de 26 ans.
Sans attendre cette éventualité,
le programme de traitement est assez court quand il ne s'agit
que de cannabis et de tabac. Dès que le jeune a pris
sa décision d'arrêter, qu'il jette lui-même
son stock et ses accessoires ; ou qu'il termine son
stock en ne prenant plus que le joint du soir, pendant une
quinzaine de jours, s'il est insomniaque.
On peut traiter le tabagisme
en même temps sans compromettre les chances de réussir
la libération du cannabis. Il estalors souvent nécessaire
de recourir aux substituts nicotiniques à fortes doses.
La reprise de sports de santé, qui exigent du souffle,
aide à éviter les rechutes.
Des médicaments sont
à l'étude pour aider à se libérer
du cannabis, de l'ecstasy, de la cocaïne et du tabac :
se renseigner auprès de son médecin.
Le traitement ne se limite
pas aux médicaments ni aux produits de substitution.
La psychothérapie est du ressort du psychiatre ou de
son auxiliaire psychologue dûment formé. Attention
à celui qui resterait muet lors du premier entretien.
La plupart des professionnels
sattachent à motiver dans le cadre dun
groupe.
Motiver pour accepter de changer ses habitudes et pour avoir
confiance dans sa capacité de réussite. Devenir
compétent pour refuser l'offre du produit, gérer
ses émotions, prévenir la rechute.
Le cadre du groupe permet aux
consommateurs de se reconnaître les uns dans les autres,
puis de s'identifier à ceux qui se sont libérés.
L'ambiance du lieu de soins éventuel doit être
bienveillante mais intraitable envers les "visiteurs"
venus pour approvisionner (gratis). Certaines psychothérapies
sont familiales.
Quels résultats ?
Ces programmes n'obtiennent
pas tout de suite l'abstinence dans la plupart des cas.
Ils aident à se détacher progressivement du
cannabis, souvent en six mois.
En effet, on peut réussir en diminuant les doses
quand il sagit du cannabis, tandis quil ne faut
pas lespérer avec les autres drogues illicites
ni lalcool.
Les traitements dits de
substitution se limitent à empêcher les
délits et dommages de létat de manque
à lhéroïne, mais ils ne suffisent
pas à traiter la toxicomanie. Ces traitements utilisent
des médicaments qui rendent périlleuse la conduite
des véhicules.
Quelques centaines d'héroïnomanes
ont été délivrés de l'héroïne
et du traitement de substitution, habituellement en quatre ans
(Lebeau). Plutôt les considérer comme rétablis
que comme guéris car leurs éventuelles rechutes
sont d'une extrême rapidité.
Le vécu de Vincent B.,
drogué à lhéroïne pendant
dix ans, est typique. Il confirme que le souvenir du premier
flash ne cesse de hanter ; et que diminuer les doses
nest pas un progrès mais une voie sans issue.
Son abstinence depuis 1994, avec laide de lassociation
Narcotiques Anonymes, lui donne une qualité de vie
que la substitution ne lui aurait pas apportée.
Un pareil succès est
malheureusement rare mais il montre que le thérapeute
est libre de choisir ou non la substitution.
Des années de soins sont à prévoir
quand il s'agit des drogues autres que la cannabis, de l'alcool,
ou quand coexistent des troubles mentaux anxieux, dépressifs
ou schizophréniques. Quantité de liens sont
à retisser.
La prison nest pas un
lieu idéal pour une psychothérapie. On veillera
à la continuité des traitements antérieurs
et ultérieurs à lincarcération.
En cas de refus du traitement, il reste les "centres
d'accueil pour usagers", offrant aliments, douches, lessives,
seringues stériles et informations. Les trafics prospèrent
alentour.
Au sortir du sevrage, lexistence
peut paraître vide. Des efforts coûteux sont
déployés pour la réinsertion
des héroïnomanes sevrés. Cest fermer
les yeux sur leur absence totale de projets. Mystérieusement,
il faut que trois à cinq ans sécoulent
avant quils soient capables du moindre projet de vie.
Aux assistantes sociales, pendant
ce délai, de ne pas se croire obligées daller
plus vite que la musique. Mieux vaut un emploi, même
frustrant, de peintre ou de carreleur qu'un emploi de gardien,
générateur d'ennui
et de vols. Attention
à loffre dalcool sur les lieux du travail
La
vie continue
Que le couple des parents
ne se laisse pas mettre en danger.
Expliquer aux surs et frères, souvent
informés bien avant les parents, que lintéressé
a des problèmes, quon va laider, mais
quil faudra du temps.
Les rechutes sont monnaie
courante. Elles senracinent dans loffre, redevenue
gratuite, des trafiquants, ainsi que dans lillusion
de retrouver le plaisir initial (alors quil ne reviendra
jamais). Elles peuvent encore faire suite à une solitude,
une frustration, une rechute de dépression, un excès
de confiance en soi.
On flaire la rechute au mutisme,
aux mensonges ou aux troubles de l'humeur.
La déception des parents devant la rechute ne doit
pas tourner à la fureur, à la destruction
du lien affectif.
Les groupes dentraide ont lhabitude daccueillir
les rechutants à bras ouverts : « Tu
es merveilleux dêtre revenu ! »
Heureusement, on voit des
rétablissements magnifiques.
Donc, ne jamais perdre espoir. Le répéter, même
lors d'une rechute.
Laissons le mot de la fin
à deux auteurs expérimentés :
La dépendance isole, renferme sur soi-même.
Nous ne pouvons y opposer que linterdépendance.
Ne pas rêver dun monde meilleur, mais
le construire (François Hervé).
La vraie vie est
ailleurs et elle le réconciliera avec lui-même
comme avec ceux qui l'aiment (Pierre de Parcevaux).
|