Dans
la rue, 300 personnes ont été anonymement
questionnées en 1998 par une "junior entreprise"
animée par Anne-Sophie Blaise et Stéphane Chambon.
Interrogées au hasard à Paris et en banlieue,
les personnes étaient réparties à égalité
entre les deux sexes et entre 3 classes d'âge : 13 à
16 ans, 17 à 23 ans et 24 à 32 ans.
On n'a
interrogé que les personnes qui déclaraient
refuser les drogues,
ce terme désignant tous les produite illicites
en France,
mais ni l'alcool, ni le tabac, ni les médicaments.
Il a fallu aborder 390 jeunes pour obtenir 300 réponses;
les refus prétextant le manque de temps ou d'intérêt.
Non préconçus,
les 18 motifs ont été préparés par
des groupes de discussion,
issus de la rue au hasard et anonymement. Ils figurent dans
le Tableau 1 de la page "Motifs réunis".
Les questions ont été posées ainsi : Ce
motif pour refuser les drogues est-il pour vous important,
ou accessoire, ou pas un motif ? Avez-vous d'autres motifs ?
Enfin, Quels sont les trois motifs que vous placez en tête ?
Divers motifs
de prévention ont été rejetés
par les groupes de discussion. Ils concernaient notamment
la mort, le SIDA, l'interdiction légale de consommer
(pas toujours connue), La vie n'est pas si moche ; je n'ai
pas besoin d'être quelqu'un d'autre ; on ne me propose
pas de drogues ; je dois conduire ; je suis capable de
résister aux offres du groupe.
Une
question ouverte a été ajoutée
par le Dr. Francis Curtet : Quand ce qui m'arrive est
dur à supporter, qu'est-ce
que je fais pour passer le cap?
Ce sondage a été
réalisé aux frais de l'auteur, indépendant
de tout organisme. |