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Deuils après suicides :

un professionnel

dans le groupe d'entraide ?

 

Quand un groupe d'entraide a-t-il besoin
d'une aide professionnelle ?

Révision : 23.01.2012      Translate

 
 
 

Pour partager les deuils après suicides,
de nombreux groupes, outre-Atlantique et en Australie,
se réunissent sans inviter des professionnels.
Les personnes en deuil
n'ont recouru aux psychiatres ou psychologues
qu'à titre personnel,
notamment avant de rejoindre un groupe.

Toutefois, un groupe en tant que tel
peut avoir besoin d'une aide professionnelle.

Un animateur en difficulté peut demander à un professionnel ou à l'animateur d'un autre groupe de superviser une réunion, c'est-à dire d'en écouter le récit. Attendez-vous à ce qu'il demande : « Pourquoi avez-vous dit ou fait comme ça ? »

Si les difficultés persistent, si le groupe n'avance plus, il revient à  ses animateurs d'envisager qu'un co-animateur professionnel soit invité au groupe, au moins pendant quelque temps. Choisir cet intervenant demande du discernement. Il faut qu'il ait une expérience confirmée, incluant l'expérience des groupes et si possible des personnes en deuil après suicide.

Il peut être l'un des psychiatres ou psychologues dont un membre du groupe ait éprouvé la valeur. À défaut, demander conseil aux associations mentionnées dans la page
Deuil après suicides : comment débuter le partage.
S'il y a lieu de rémunérer un professionnel, il convient que la charge des honoraires soit partagée dans le groupe pour une durée à définir provisoirement à la fin de la première intervention, et à redéfinir périodiquement.

On remarque la tendance des professionnels à évincer les bénévoles dans les associations.
Cela procède d'une volonté de qualité. Il paraît logique, en effet, que plus c'est grave, plus c'est pour le professionnel.

Professionnel moi-même, je remarque qu'il reste plusieurs points à éclaircir :
que la formation initiale des professionnels soit adaptée aux besoins de la population à desservir ;
que les résultats des professionnels soient meilleurs que ceux des bénévoles formés ;
qu'enfin les ressources soient à la mesure des besoins.

Par conséquent, entre les coutumes américaines et françaises, une solution intermédiaire serait que certaines associations forment des bénévoles, eux-mêmes en deuil après suicides.

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Du même auteur, le Dr. François Besançon  

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