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Pour mettre la conversation
sur l'alcool, quatre
solutions sont disponibles :
Remettre le Dépistage :
questionnaire de Santé aux nouveaux malades,
pour qu'ils le remplissent rapidement pendant l'attente.
En dépouillant les réponses positives avant
l'examen physique, remarquer les douze réponses qui
font discuter le rôle de l'alcool parce qu'elles concernent :
sommeil, tranquillisants, fatigue, anxiété,
mémoire, dépression, idées de suicide,
hypertension, goutte, crampes, tremblement, séquelles
d'accidents.
Laisser en salle
d'attente le dépliant
Drogues, Suicide,
Alcool : ma liberté, ma santé
et attendre que le client en parle.
Remettre l'auto-questionnaire
Tabac, Alcool,
où en suis-je ? à tous les
clients fumeurs, par exemple, pour en faire chez eux l'usage
qu'ils voudront. Attendre qu'ils reviennent en parler.
En cas de présomption
apparue au cours de l'entretien, ne mettre la conversation
sur l'alcool qu'après
l'examen physique. Par exemple, demander chaleureusement :
« Vous êtes-vous déjà dit que
nous ferions bien de voir ensemble où vous en êtes
avec l'alcool ? »
Naturellement, il ne faut pas s'attendre à trouver
les signes au complet. Le premier pas dans la dépendance
est d'avoir perdu quotidiennement la liberté de s'arrêter
après le second ou le troisième verre. Plus
tard, il suffit d'un seul signe spécifique. Peu de
maladies ont autant de signes spécifiques que la
dépendance alcoolique : delirium ; tremblement,
sueurs, nausées, vomissements matinaux calmés
par l'alcool ; se déclarer pris dans un engrenage ;
se déclarer obsédé par l'approvisionnement
en alcool ; envies folles d'alcool, par moments ;
tardivement, régression de la tolérance. En
l'absence d'un signe spécifique, le diagnostic s'appuis
sur la réunion d'autres signes : voir le livre :
Drogues, alcool :
en parler en famille
L'observation épouse
le canevas de l'auto-questionnaire
Tabac, Alcool,
où en suis-je ?, complété
par l'examen physique et les examens complémentaires :
- ECG
- Examen ORL, à la recherche des cancers alcoolo-tabagiques,
- Marqueurs de consommation d'alcool, utiles pour le suivi.
- Glycémie, triglycérides, uricémie,
hémogramme, q.s.
- Foie, pancréas, selon clinique
- Hématome sous-dural à radiographier, selon
clinique.
Pronostic :
la dépendance alcoolique est aussi grave que le cancer
si l'on exprime la mortalité en années de
vie perdues, en se rappelant que la moitié des alcoolo-dépendante
ont moins de 32 ans. Heureusement, on voit des rétablissements
magnifiques. Le pronostic vital ne change alors que si la
personne se débarrasse aussi du tabac, ce qui est
possible simultanément.
Au long de l'entretien,
il est essentiel que le buveur ne se sente pas rejeté,
sinon il boira de plus belle.
ADRESSES
UTILES
En
toutes régions : Alcool écoute info :
0811 91 30 30
ou consulter l'Association Nationale de Prévention
en Alcoologie et Addictologie :
20 rue Saint Fiacre, 75002 Paris. Tél. 01 42
33 51 04
http://www.anpaa.asso.fr/index_flash.html
En
milieu professionnel : FITPAT,
BP 203-UPL, 78410 Aubergenville
Tel. 01 90 95 23 75, , met en relation avec les
associations particulières : EDF-GDF, Air
France, La Poste, France Télécom, RATP,
SNCF, Police et Personnels municipaux, Entreprises diverses
Pour
les familles : AL-ANON,
symétrique des Alcooliques Anonymes :
18 rue Nollet, F-75018 Paris. Tél. 01 42 81 97
05
En région
parisienne : Associations d'alcoolo-dépendants
rétablis :
- Alcool
Assistance (précédemment Croix d'Or)
: 10 rue des Messageries, 75010 Paris. Tél.
01 40 70 34 18
- Alcooliques
Anonymes : 29 rue Campo Formio, F-75013 Paris.
Tél. 01 48 06 43 68
- Croix-Bleue
: 47 rue de Clichy, 75009 Paris. Tél. 01 48
74 85 22
- Vie
Libre : 8 impasse Dumur, 92110 Clichy. Tél.
01 47 39 40 80
- Alcool
ƒcoute Joie et SantŽ (FŽdŽration nationale) :
76 rue Raquin, F-03100 Montluçon
Tel. 04.70.08.09.14
- Fraternité
St Jean-Baptiste : 16 Bd Jules Guesde, 93200 Saint-Denis
Tél. 01 48 20 34 17
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